Mamusicale

//WAKAN-TANKA : Du gros rock qui invite au voyage spirituel

Mamusicale | 19 décembre 2019

La MJC Fernand Léger (Corbeil-Essonnes) accueillait sur sa « Petite Scène » WAKAN TANKA pour leur dernier concert de l’année. Une date particulière pour le groupe, certes c’est un vendredi 13 mais surtout David et ses claviers sont sur le départ.

David, Chris et Erwan se rencontrent à la fac, font de la musique ensemble et il y a 5 ans nait WAKAN TANKA. La trajectoire ascendante du groupe a conduit les 3 potes à se produire sur les grosses scènes du département, le « Download Festival 2018 » à Brétigny et le « Essonne en Scène » à Chamarande en 2019. Tout ça est très intéressant, mais le but de ce papier est de faire un live report !

C’est vers 22 heures que débuta le dernier concert de WAKAN TANKA avec ce line-up. « Wolf » et son intro au clavier entame le set. Titre percutant au refrain accrocheur présent sur le second EP du groupe, sorti en avril 2019. Ils enchaînent avec « Billy the bear », en version lourde et massive puis « Bad horse » qui frôle l’hystérie. Faut-il y voir les trois totems des trois musiciens en lien avec le « grand esprit » ? Malgré l’engagement de chacun et la puissance de leur gros rock, l’émotion est palpable, entre la tristesse de cette aventure qui se termine et le plaisir de jouer une dernière fois tous les trois.

Rupture sur « I don’t find you »  l’intro est envoûtante, le chant est digne d’un crooner puis la batterie enchaîne avec rythme chamanique presque transcendant. C’est une lente montée en intensité et en puissance mélangée à la sensibilité vibrante de la soirée.

La tribu WAKAN TANKA est lâchée, le power trio nous rappelle la notion de spectacle vivant, organique. Le public est fasciné par « Fascination », Chris est debout pour percuter avec puissance ses fûts. Leur univers a des influences blues/rock, rock sudiste, des envolées dignes des années 70’s, tout ceci avec une couche de clavier qui fait l’originalité des compositions et oublier l’absence de la basse. Ils maîtrisent la scène, chacun avec sa personnalité, mais toujours avec sincérité et partage. Erwan au milieu du public pour claquer quelques notes savoureuses, David derrière ses claviers dans une retenue qui, parfois, laisse entrevoir un bouillonnement interne, et Chris, torse nu, debout, comme pour maltraiter son instrument.

Avec « All the shades » on plonge dans l’atmosphère du film « Dead Man » et sa BO de Neil Youg. La sensibilité à fleur de peau (… rouge !). Un grand moment de cette soirée, qui tient le public dans une écoute appliquée voire méditative.  WAKAN TANKA retrouve toute son énergie avec « Blue magic goat » morceau plus électro dont  le refrain est chanté avec l’harmonie des trois voix et rehaussé par celle du public dont l’enthousiasme monte au fil du concert.

Les titres s’enchaînent, on y retrouve « Space Monkey » avec son style très 70’s. Le public est vraiment réceptif. Ce titre bouge et régale les spectateurs. Sur ce morceau, chaque musicien se fait plaisir. On a le sentiment qu’ils tapent le  « bœuf » (ou plutôt « le bison » pour rester dans l’imagerie du groupe !!! Désolé !). Le refrain est repris en chœur par tous. Un bon gros moment de rock. Suit « Black door » avec un riff dévastateur à la Black Sabbath, avec solo de guitare, clavier en fusion et batterie frénétique. La messe parfaite pour les headbangers et pour décorner les bisons des grandes plaines. « Reality » est taillé pour la scène et pour la voix d’Erwan. C’est le coup de grâce, personne ne sortira indemne.

Changement d’atmosphère, Erwan nous annonce le départ de David pour de nouveaux horizons. L’instant est touchant, les musiciens très émus.

L’enchaînement est judicieux avec « The river », titre éponyme du dernier EP, lent et imprégné de mélancolie. Le morceau embarque les spectateurs dans une errance émouvante au fil de l’eau. Le clavier est délicat, la voix bien posée, c’est superbe !

Le final est servi par « My fucking little town » où les trois potes se lâchent une dernière fois, ensemble.

Toute modification de line-up est un risque majeur pour un groupe, quoiqu’il en soit, cette première phase est une réussite. Je suis curieux de voir et d’écouter ce qu’ils proposeront lors de cette seconde vie.

Pour écouter le dernier EP c’est sur  difymusic.com et pour suivre l’actu du groupe : Facebook

// Live report : Marc Tessier

Live report

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