Mamusicale

//RAKIA : J’aurais trop aimé être batteuse !

Chanson française, Interview Artistes, Mamusicale | 17 octobre 2016

rakia

crédit photo : Marie Destouet

 

Bonjour RAKIA,
Tu parles du désert de ta Normandie d’adoption, Il est où ce désert ?
Il est à Caen. Quand j’utilise le mot désert, c’est pour dire que c’est aussi désertique que là où je suis née au Niger. Ça veut dire aussi que je m’ennuyais.

Définis-tu ta musique comme moderne, urbaine ou encore traditionnelle ?
Au début, j’ai fait des chansons comme ça sans réfléchir plus loin. Ensuite, j’ai choisi le nom de RAKIA, qui est mon nom de naissance. Aujourd’hui, je fais une sorte d’introspection sur mon identité. Mon univers c’est un peu world music avec de la chanson française et aussi des influences hip hop.

D’où t’est venue l’envie d’écrire des textes ?
J’ai toujours écrit des chansons, même petite. J’ai dû faire ma première chanson à 5 ou 6 ans. C’était surtout une manière de m’exprimer mais je n’avais pas envie de faire de la musique à l’époque. J’ai toujours écrit des trucs sur des papiers mais je n’ai pas tout gardé.

Sur ton titre La chaleur, le texte mélange anglais et français, une sorte de franglais. C’est un exercice naturel pour toi ?
En fait, j’ai longtemps écrit en franglais parce que je crois que j’avais la flemme d’écrire tout en français. C’était compliqué pour moi de trouver les mots qui sonnaient juste, qu’il y ait du sens. Quand je n’avais plus d’idées en français, j’écrivais en anglais. Maintenant j’ai arrêté ma flemmardise et j’écris en français (rire…).

Tu continues tes études, tu arrives à faire les deux en parallèle ?
En fait, je fais une parenthèse. J’ai fait hypokhâgne khâgne, une prépa littéraire mais j’ai arrêté. Je me consacre à la musique pour l’instant. Quand je faisais la prépa, je m’étais rendu compte que c’était impossible de faire les deux correctement.

La guitare est devenue ton amie par hasard ?
Quand j’étais petite mes parents m’ont inscrite à l’éveil musical au conservatoire. Il n’y avait plus de place en cours de batterie alors j’ai choisi la guitare. Depuis, je n’ai plus lâché la guitare mais au début je voulais faire de la batterie. J’aurais trop aimé être batteuse (rire…). J’ai arrêté le conservatoire vers 12 ans car je voulais faire de la guitare électrique, quelque chose de punk, rock, tu vois.

Tu as pu faire de la scène, en première partie d’artistes connus comme Tryo, Cats On Trees, Ayo, Ibeyi, Fauve ; qu’est-ce que tu retiens de ces expériences ?
J’ai appris à ne plus avoir peur de la scène. Cela m’a permis de rencontrer des gens. Ça a été l’occasion de voir sur quoi réagit le public. J’ai pu me rendre compte de quel type de live je voulais faire. J’ai aussi appris qu’il ne fallait pas se laisser griser par le fait de faire des concerts. Il faut toujours aller chercher le contact avec les gens et ce n’est pas toujours gagné.

Aujourd’hui le festival MaMA te donne la possibilité de montrer ton côté artistique et musical auprès des professionnels, tu en penses quoi ?
Il y a déjà des gens qui s’intéressent à moi, j’ai un tourneur. Je sais qu’ils vont venir mais qu’ils ne taperont pas dans les mains comme des fous parce que ce n’est pas le public. Je pense qu’il faut toucher les gens avant tout. Si tu ne me proposes pas de contrat mais que je t’ai touché, c’est cool !!! Je suis très honorée d’être programmée sur le MaMA.

Deux titres sont disponibles, un clip, la prochaine étape c’est quoi ?
Je prépare un album. J’aimerais sortir une vingtaine de titres, les enregistrer, sortir un EP avec 5 titres et en garder 10 ou 15 pour faire l’album. J’espère que dans un an on pourra sortir l’EP, ça serait bien. Je vais continuer à faire quelques dates. Je vais faire la première partie de JAIN.

Merci RAKIA , bonne continuation dans ce projet. Nous ne manquerons pas de te suivre dans les prochains mois.
Merci

rakia.fr

// Interview par : Yann Chesneau

Chef de publication & chroniqueur Albums / Interviews / Live report

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