Mamusicale

//Le Plan nous sert une Grand-Messe.

Mamusicale | 20 octobre 2019

Le samedi 12 octobre Le Plan (Ris-Orangis ,91) ne nous promettait pas la fièvre mais une messe … et pourtant !

Comme le dit si bien la présentation du site du Plan : « Initiées à Lyon par l’agence de production Cold Fame, Les Messes se veulent être le rendez-vous d’un public éclectique et passionné, rassemblé le temps d’une soirée autour de groupe prônant une esthétique résolument rock. Mettre en lumière la performance scénique et le caractère unique de chaque représentation : voici la véritable quête des Messes. »

Les Messes Ile -de -France sont nées de la synergie entre Cold Fame et 3 salles de la banlieue parisienne, Le Plan, le File7 (Magny-Le-Hongre) et l’EMB (Sannois)  afin de promouvoir le rock d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Cette soirée est un mini festival avec la programmation de cinq groupes. Dans l’ordre de passage, on va enchaîner les cinq sets dans les deux salles du Plan :

The INDIGOES, FABULOUS SHEEP, CROCODILES, MNNQNS et LAST TRAIN.

C’est donc THE INDIGOES qui ouvre cette soirée rock. Il s’agit d’un jeune projet qui a 2 ans mais qui agrège 4 musiciens remarquables, ayant joué avec Higelin, FFF, PJ Harvey, Cali ou encore De Palmas, je stoppe la liste, je ne voudrais pas les faire passer pour prétentieux ! Vous ajoutez une jeune chanteuse charismatique et vous obtenez un collectif plein de promesses.

Durant trente minutes THE INDIGOES nous entraînent dans leurs compositions variées. Rock avec « And I wonder », Folk/ pour « In my Shoes », doux et suave sur « I’am alive » ou encore un groove funky sur « My 2 bare feet ». En résumé, un vrai catalogue de perles … Vous l’aurez compris ces cinq-là se font plaisir et nous avec ! Suivez leur actu sur Facebook

 

On a tout juste de temps de passer du Club à la Grande Salle, que le concert de CRODODILES débute.

Le groupe a été fondé il y a environ dix ans et a publié sept albums. Ils sont de San Diego (Californie) donc hors ligne rédactionnelle de Mamusicale.

Mais on peut tout de même dire qu’il se rattache à la mouvance punk mais à multi facettes, certains morceaux tendent vers de la pop sur vitaminée aux mélodies séduisantes. Suivez leur actu sur crocodiles-band.com

Après une grosse demie -heure de haute intensité, le public se dirige vers le Club. Petit hic logistique, la salle est trop petite pour accueillir la totalité des personnes voulant se faire du bien avec les FABULOUS SHEEP.

Un groupe du midi, qui n’a pas hésité à se lever à cinq heures du mat pour venir nous montrer que le sud est chaud ! Ils attaquent par « We fight », on comprend leurs intentions, et pour que chacun ai bien pigé ils nous bottent le cul avec « People aroud me ». Malgré le clavier qui tente d’amener un peu de douceur, le set est explosif. Mais attention, ces cinq gars-là ne sont pas qu’une grosse boule d’énergie.

Ils séduisent par de jolies harmonies vocales. Et puis quelle intensité avec « Paradise », le voyage ne les a pas fatigués, ils envoient avec fougue et sans calcul. Avec la chaleur dégagée sur scène, le Pub se transforme en étuve. Le final de « Zoo » donne une petite idée de ce que sera la prochaine apocalypse. Les FABULOUS SHEEP, avant même d’être fabuleux ont convaincu par leur sincérité, leur générosité.

A suivre … mais pas comme des moutons, vous les décevriez. Suivez leur actu sur fabuloussheep.com

 

Retour dans la Grande Salle, pour découvrir la Normandie sous l’angle de MNNQNS.

A l’installation du quatuor sur scène, on ne peut pas rater cette impression de prestance dans les silhouettes et l’élégance de l’habillement. La musique contraste, à la manière de jeunes aristos british descendus dans des cloaques underground, elle est percutante, mêlant des influences punk à des phrasés plus psyché rappelant les années 70, recouverte d’une couche de refrains  accrocheurs et de quelques passages mélodiques.

L’ensemble reste compact parfois dérangeant mais toujours avec une puissance de frappe conséquente. Parfois la fin de certains morceaux virent à la frénésie. MNNQNS balaye le conventionnel. Il y a un côté Dandy dans leur prestation scénique comme un lien avec leur devise : « Ecrire la meilleure chanson du monde pour la saloper sans respect ! ».

Ce groupe surprend, est en cours d’exploration, de création de nouveautés, ce qui est positif pour le futur. Ce qui est certain c’est qu’une bonne partie du public y a trouvé son compte et ça c’est le principal. Suivez leur actu sur mnnquns.net

 

Pour finir cette Messe fiévreuse et perpétuer la mise en valeur de la guitare, LAST TRAIN débarque avec son rock plus classique. Troisième passage au Plan pour les alsaciens, et à chaque fois j’ai noté un palier de franchit lié à une maturité acquise par ces tournées impressionnantes. L’ambiance esthétique du concert n’est pas à la couleur. Par moment on pourrait presque penser à une retransmission en noir et blanc. Contrairement à la froideur des images, la prestation de LAST TRAIN est ardente, chaude, colorée. Le chant est toujours touchant voire déchirant. Chaque membre se démène par intermittence donnant le sentiment de sincérité et non de performance préfabriquée.

LAST TRAIN avec le statut de tête d’affiche de cette Messe, a fait se déplacer les fans et ils sont nombreux à connaitre les paroles. Si ce n’est pas de la notoriété ça !

Sauf erreur de ma part, le set comprenait huit titres dont cinq du dernier album « The big picture » sortie en septembre dernier. A noter « On our knees » et son intro très poignante avec les trois musiciens dos au public faisant face au batteur, proche les uns des autres, soudés. Egalement « I only bet on myself » avec le passage que sent bon le grand Sabbath.

Bien évidemment, était présent les incontournables « Way out » et Fire », petits monuments à la gloire du Rock.

Leur performance scénique est vraiment carrée avec toujours ce petit grain de folie qui fait la grandeur du moment. On a le sentiment qu’ils sont sur le fil, que le concert peut basculer dans la tragédie. Sensation qui transpire en fin de concert quand les musiciens s’enlacent comme si cette fin était aussi un soulagement du travail bien fait. Suivez leur actu sur lasttrain.fr

En conclusion et pour donner le sentiment général de la soirée, des Messes comme ça, même les athées en redemandent. On se voit à la prochaine ?

// Live report : Marc Tessier

Live report

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