Mamusicale

//MaMA Festival – La 10ème édition

Live Report | 30 octobre 2019

130 concerts, 10 salles, 1 quartier et 3 nuits de fête et de découverte !

Voilà 10 ans que le MaMA Festival est devenu LE rendez-vous incontournable des professionnels de la musique. C’est bien connu, les coups de cœur naissent d’une rencontre. Situé en plein cœur de Pigalle, le MaMA offre un point d’entrée privilégié aux férus de musique et figure parmi le théâtre d’expression des révélations musicales de l’année.

Une fois n’est pas coutume, le célèbre festival dédié aux professionnels se tenait du 16 au 18 octobre. Le plus grand rassemblement français de la filière musicale s’est approprié une nouvelle fois des lieux emblématiques du paysage musical parisien tels que l’Elysée Montmartre, La Cigale ou encore le Bus Palladium.

Comme à son habitude, le MaMA Festival a joué la carte de l’éclectisme. Du djing percussif et dansant de Calling Marian aux beats chaloupés de Feli Xita, chaque groupe se distingue autant par sa singularité que par son envie de fédérer ce rendez-vous (très) spécial. Workshops, conférences et networking rythment aussi les après-midi des festivaliers et professionnels venus en apprendre davantage sur l’industrie musicale. C’est au total plus de 150 rendez-vous ! Autant de chance de prendre part aux sujets qui vous passionnent.

Pour les curieux.ses et les motivé.es, la nouveauté de l’année, c’était le Village Pigalle qui a pris possession du terre-plein du boulevard Rochechouart pour présenter des animations, des disquaires indés et des artistes tout droit sorti.es de leurs ateliers.

Le soir venu, il s’agit de jongler entre les dix salles du 18e arrondissement parisien et la panoplie de concerts qu’elles proposent. Pour notre première soirée de festival, on est allé découvrir des groupes dont on avait déjà entendu parlé, ou pas du tout, mais on est aussi parti à la découverte des salles parisiennes qu’on n’a pas l’habitude de côtoyer.

Première escale au Cuba Café pour (re)voir Feli Xita, que l’on avait repéré aux Étoiles de Paris, lors des soirées découvertes “Eskisse”. Cette jeune artiste réussit le pari fou de marier reggaeton et poésie à la française. A la fois coupé-décalé, Feli Xita déborde d’une énergie pyrique qu’elle allie avec une douce mélancolie.

Changement de décor et d’ambiance  à la découverte d’une jeune artiste sensible, dont la timidité s’échappe à travers la création : Silly Boy Blue. Direction la Machine Du Moulin Rouge, où la salle se remplit à mesure que les morceaux défilent. On a donc été ravi de se retrouver face à une artiste qui reste sur ce fil tendu entre fragilité et force mais qui surtout, mène sa carrière le long d’un axe fort : l’honnêteté.

A peine le temps d’entendre les applaudissements assourdissants d’un public plus que conquis, nous voilà aux premières loges de la talentueuse Eli Rose au Backstage By The Mill, qui termine son set avec le tant attendu “Carrousel”. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la bonne ambiance est aux rendez-vous !

On a ensuite pris le temps de souffler un peu avant de se glisser dans la salle déjà pleine du Magnum Café. Entre trap, soul et trip-hop, la jeune Sally est difficile à ranger dans une case. Repérée en 2017 par le label Paramour grâce à ses covers postés sur Instagram, la Choletaise a assuré pendant presque un an les premières parties du rappeur Lord Esperanza. C’est d’ailleurs ce dernier que nous retrouvons un peu plus tard à la Chaufferie de la Machine du Moulin Rouge. C’est sans mauvais jeu de mot que l’on peut dire que la température monte... Le rappeur oscille entre tirades introspectives, révoltes altermondialistes et pointes d’égocentrisme. Il nous fait délicieusement traverser ses trois albums Internet, Polaroid et Drapeau Noir.

Nous terminons en douceur direction le Magnum Café, où le public attend impatiemment Praa. A peine le temps de reprendre une IPA bien fraîche que la jeune artiste, vêtue d’un haut jaune, fait briller la scène d’une pop solaire. Son show s’étoffe d’un nouvel accompagnement avec guitare, basse et batterie, qui lui laisse une nouvelle liberté pour occuper la scène.

Le rendez-vous est donc pris l’an prochain pour une nouvelle édition d’un festival qui nous réserve de nombreuses découvertes. Avec un programme à faire soi même et un parcours itinérant dans les salles de spectacle de Pigalle et Montmartre, le MaMA Festival a définitivement trouvé la bonne formule. Pour en savoir plus : mamafestival.com

Crédit photo : BenPi

// Live report : Alice Mazières

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