Mamusicale

//DAVID WALTERS : Exploration et métissage musical

Live Report, Rock / Soul, Soul Blues | 5 février 2020

Le Plan (91) – Vendredi 24 janvier.

Pour cette soirée annoncée « soul créole », l’affiche est composée de THE YELLOWSTRAPS et DAVID WALTERS, ça se déroule dans le club en petit comité.

THE YELLOWSTRAPS est un  projet belge composé de 2 frères, Yvan et Alban Murenzi, avec une trajectoire peu commune, nés au Rwanda, ils ont grandi en Ouganda avant de se poser à  Bruxelles. Le fraternel duo c’est Alban à la guitare, et Yvan pour la voix et les samples. L’ambiance musicale est apaisante, planante, légère, parfois dansante. La maîtrise du groove et de la mélodie est évidente. Durant une trentaine de minutes, entre néo-soul, jazz moderne et électro au tempo lent, le duo de Bruxelles a réussi charmer le public.

Un nouvel EP sort le 7 février prochain, suivi par des concerts en France en février et mai 2020. Activité à suivre sur : Facebook

A 21h25, les lumières s’éteignent. DAVID WALTERS accompagné de Célia et d’Alex font leur entrée sur scène. Pour démarrer se sera « Mesi bondyé » chanté en créole. DAVID WALTERS nous présente le personnage de Nelson,  et dans ses pas nous allons voyager, de la Caraïbe à New York.

Dès le second morceau, « Mama », la richesse instrumentale des compositions impressionne. Célia et sa flûte traversière nous transporte dans de belles envolées, sur un rythme syncopé et chamanique, mis en beauté par des chœurs de femmes, le tout accompagné de la batterie et d’un xylophone samplé.

Sa musique est diverse, multiple à l’image de son parcours. Basé à Marseille, il a parcouru plusieurs continents pour aller à la rencontre des musiques et des musiciens pour le programme « Les Nouveaux Explorateurs » diffusé sur Canal +.

Au fil des morceaux, des instruments viennent enrichir sa musique, des maracas, une structure sonore Baschet, des cuivres, (sousaphone ?) sur un tempo très caribéen. Un tempo qui fait bouger, danser le public. Au fil de la soirée, ses influences musicales comme la pop, le zouk, le jazz, le funk, le reggae ou encore l’électro-dance, nous enrobent telles des effluves. C’est une évidence, DAVID WALTERS est un explorateur, un découvreur, chaque morceau est une création unique. La planète est riche de musique, de sonorités, de cultures alors pourquoi ne pas s’en inspirer ?

DAVID WALTERS, c’est aussi un sourire et de la bienveillance, qui ajoutent le pouvoir de séduction de sa musique.

Pour introduire la chanson « Aiwa », il fait de nouveau le lien avec Nelson qui est maintenant arrivé à New York, qui pense à la famille, comme tous les exilés. Une fois de plus la flûte nous traverse, toujours sur un rythme incisif et percutant. C’est un vrai beau moment de partage avec les spectateurs. Ce concert est le fruit d’un travail d’une semaine en résidence au Plan et la complicité entre les musiciens est palpable et très communicative. Complicité toujours présente avec « Manyé », qui donne envie de zouker, suivi de « Fo bouger »  avec son intro calme aux sonorités western se transforme en une exaltation qui machinalement fait bouger les corps.

DAVID WALTERS n’a pas été présent musicalement depuis 8 ans, son nouvel album sort le 31 janvier et enchaînera par des concerts. Son plaisir de jouer en public est réel, autant que l’envie de partager son afro jazz caribéen avec nous. Très bonne illustration avec « Kryé Mwen » et son groove disco-house entêtant et tellement dansant.

C’est la fin du concert et des remerciements. Les équipes du Plan sont remerciées chaleureusement. Pour information, Nelson n’est autre que le grand-père de l’artiste, qui nous a accompagnés pour ce voyage musical métissé que fût cette soirée. J’ai hâte de découvrir ce nouvel album et surtout de revoir DAVID WALTERS sur scène. Outre le bon concert c’est également un moment d’ouverture, d’émotion et de partage.

Pour suivre son actualité : Facebook et  davidwalters.fr

// Live report : Marc Tessier

Live report

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