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//Videoclub en interview : l’euphorie des jours meilleurs

Interview Artistes, Pop | 9 février 2021

Videoclub, c’est Adèle Castillon et Matthieu Reynaud, deux jeunes amoureux qui partagent leur amour pour la musique. Leur premier album, Euphories, sorti le 29 janvier dernier, célèbre une véritable ode à la vie et à une adolescence décomplexée sur la voie de la maturité.  Un univers coloré rythmé par des morceaux pop électro et marqué par leur adoration assumée pour le cinéma et les années 80. Rencontre avec Matthieu Reynaud, l’un des membres du duo. 

 

Hello Matthieu, tout d’abord comment vas-tu ?

Très bien, merci!

Même si je sais que la plupart des gens vous connaissent bien, peux-tu te présenter brièvement ?

Je m’appelle Mathieu Reynaud, j’ai 19 ans et je fais partie de Vidéoclub qui est un groupe de rétro pop électro en français.

Euphories est sorti le 29 janvier dernier : Quelle est l’ambiance générale de votre album ? Les thèmes abordés ?

On parle beaucoup avec un emprunt de nostalgie et de mélancolie, avec aussi une certaine joie. C’est pour ça qu’on l’a appelé Euphories. On espère que, malgré les conditions un peu relous qui se passent en ce moment, cela apportera un peu de gaieté aux gens.

J’ai écouté l’album avec attention et j’ai ressenti une évolution au fil de vos titres , avec Amour plastique en point de départ. Cet album c’est un peu le résumé de cette évolution durant ces dernières années ?

Oui très clairement, cet album vient clôturer les deux ans qu’on a vécu avec Adèle, quand on a commencé avec Amour plastique, notre arrivée dans le monde de la musique, notre signature en label et en édition,… C’est totalement une évolution.

Elle s’est déroulée comment votre soirée précédant la sortie de l’album?

J’étais avec Adèle chez moi avec mon père et on a fêté ça ! On était tous derrière l’ordinateur à attendre que l’album sorte sur les plateformes (rires). C’était très cool.

Vous êtes notamment connu pour vos mélodies  très entêtantes : c’est quoi le secret d’une bonne mélodie ?

Le secret ? (rires) Alors moi j’aime beaucoup chercher des mélodies au synthé, je passe ma journée à composer dessus et avec ma guitare. Quand ça reste bien dans la tête et que les gens l’apprennent vite, généralement c’est que c’est la bonne mélodie !

Votre morceau 808 a la particularité d’être purement instrumental. J’ai vu dans une précédente interview que vous aviez expliqué la conception de ce titre.  Moi je me posais plus la question de la place de ce titre dans l’album. Aviez-vous un objectif particulier en le mettant dessus ?

C’était important pour nous que ce titre soit dans l’album car je trouve qu’il fait respirer l’album. L’univers de Vidéoclub est beaucoup marqué par la production musicale et la façon dont c’est composé.  Avec 808, c’est une mise en avant de cet aspect instrumental , avec des chœurs  assez légers en fond.

Quel morceau as-tu pris le plus de plaisir à composer?

Je pense que c’est SMS car il met en lumière tous les autres morceaux qui existaient avant : à la fin de la chanson il y a la répétition de tous les thèmes au synthé, de toutes les mélodies des morceaux de l’album. C’était vraiment le plus rigolo à faire car j’ai fait toutes les transitions à base de bruits de téléphone, ce qui rappelle le titre. Donc ça a été le plus marrant à concevoir !

Vous avez sorti une reprise de XXX Tentation qui apparaît sur votre album, What are you so afraid of. En écho avec ce titre, qu’est ce qui te fait le plus peur, que tu crains le plus ? En ce moment ou en général.

En ce moment, j’ai l’envie très profonde qu’on puisse défendre cet album sur scène, ce qui m’a l’air tellement  compromis. Tout le monde est en manque de concerts. On n’a qu’une envie avec Adèle, c’est de foutre le bordel sur scène avec pleins de gens sans masque et que tout aille mieux. Ma plus grande peur, c’est que tout ça n’arrive jamais. Ca fait tellement longtemps qu’on n’a pas fait de concerts, que j’ai l’impression que ça n’arrivera plus jamais.

Justement, qu’est ce qui te manque particulièrement en concert, sur scène ?

Déjà le public, car les chansons ont un tout autre impact en concert que par le streaming. C’est le moment où l’on voit vraiment le public qui nous écoute, et les gens qui s’approprient nos musiques.

Vous avez notamment fait un feat avec Natalia Lacunza sur Enfance 80 : tu aimerais en faire d’autres ? C’est quoi ton feat de rêve ?

On aimerait beaucoup faire d’autres featurings car c’est toujours intéressant de mélanger deux univers artistiques. Je pense que mon feat de rêves serait Declan Mckenna, qui est un artiste anglais. 

Si tu devais écrire une chanson sur la période actuelle, quel serait le titre ?

« C’est la merde » ! (rires)

C’est quoi ton plaisir coupable ?

Moi j’assume un peu tout ce que j’aime, même si les gens n’aiment pas !  J’aime beaucoup Lorie, je trouve qu’elle chante vraiment bien et j’aime bien ses musiques, elles me font rire !

Tu rêvais de faire quel métier quand tu étais petit ?

J’ai toujours rêvé de faire de la musique. J’ai commencé assez jeune et ça a toujours été ma vocation.

C’est quoi tes hobbies en dehors de la musique ?

J’aime bien faire du skate de temps en temps, du finger skate aussi. Et faire de la photo !

Ta série du moment ?

Je ne regarde pas de séries ! Je suis plus films. J’ai regardé un film récemment, c’est le biopic de « Mötley Crüe », un groupe de rock des années 80 qui s’appelle « The Dirt » et qui est très cool ! Je te le conseille !

Merci Matthieu pour ce moment sympathique !

Euphories est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement, mais aussi en CD et vinyle. Retrouvez toute l’actualité de Vidéoclub sur Facebook, Instagram et Twitter.

 

// Interview par : Marie Lecocq Pentel

Chroniqueuse album / Live report / Interviews

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