Mamusicale

//TOUT SAVOIR SUR COLOURS IN THE STREET

Interview Artistes, Pop | 6 mai 2019

Ce 27 avril dernier, nous avons rencontré le groupe de pop émergent Colours In The Street lors de leur concert à Niort pour la foire expo 2019. A cette occasion, Mamusicale a pu poser quelques questions à Alex (chanteur), Alexis (batteur), Lucien (guitariste) et Noé (bassiste).

Et si on parlait un peu de la formation du groupe, pourquoi avoir décidé de créer Colours In The Street, et pourquoi ce nom ? 

Alex : On a fondé le groupe avec Alexis, il y a très longtemps, en 2009… Ça fait 10 ans ! On était bien jeunes, on avait 14-15 ans. A l’époque on avait un autre groupe de musique mais on a créé Colours In The Street pour quelque chose de beaucoup plus sérieux, on voulait composer des titres, en faire un projet personnel. Avant c’était avec deux autres membres, un autre guitariste et un autre bassiste qui eux sont partis en 2012, donc trois ans après. En cherchant un nouveau guitariste et un nouveau bassiste, on a rencontré Noé et Lucien et là on a créé un projet plus professionnel, plus abouti, avec de vraies ambitions et une vraie démarche de développement. Et pour notre nom, on l’a choisi quand on avait 14 ans car on aimait bien la sonorité de « Colours » et finalement notre musique reste colorée. Il y a différents styles dans chacun des sons donc différentes couleurs. Et pour le côté « Street », nous on est tous à fond dans le style, dans le street art donc même si c’était inconscient à l’époque, ce choix de nom reste cohérent aujourd’hui.

Votre premier album était totalement en anglais, puis dans votre EP « Tell The World », vous avez incorporé un peu de français. Envisagez-vous d’écrire plus en français pour votre prochain album ? 

Lucien : La suite sera plus en anglais à priori. Le premier album était en anglais, parce que nos influences sont majoritairement anglophones. La suite a fait qu’on a voulu essayer le français, on a sorti des titres, notamment sur le dernier EP et dernièrement notre titre « Aux Étoiles ». On sait qu’on a ces deux possibilités là et pour l’album qui va arriver, on a plus raisonné en anglais.

Alex : En fait on ne se force pas à écrire en français ou en anglais, c’est vraiment au feeling et par exemple pour « Aux Étoiles », le français est venu directement. On voulait faire une belle chanson en français, on a des choses à raconter et ça sonne super bien donc on est très contents. Pour le prochain album tous les textes ne sont pas encore écrits donc on verra.

Vous avez tourné votre clip « Aux Étoiles » aux Futuroscope, pourquoi ce choix et comment s’est passé le tournage ? 

Alex : Je travaille au Futuroscope, en temps que régisseur sur deux spectacles et on avait ce projet de cette danseuse, dans un univers un peu abstrait, comme si on était dans les nuages, dans le ciel, et ce lieu permettait ça. On a eu l’opportunité de pouvoir tourner le clip pendant deux jours au Futuroscope. On a travaillé avec une danseuse, Florencia Spais Bretón, qui vient d’Argentine et qui travaille aussi au Futuroscope dans le même spectacle que le mien. Tout ce projet-là s’est mis en place, on a travaillé avec un réalisateur, un super pote à nous qui s’appelle Arthur Degorce. Voilà, on a fait un projet avec que des amis à nous, un peu comme en famille, et nous c’est ce qu’on aime depuis le début et c’est ce qui fait aussi notre force.

Vous êtes en studio en ce moment, qu’est-ce que vous nous préparez ? 

Alex : Oui, on est en studio, on termine l’album. Ce soir, on va aussi jouer un autre morceau inédit, qui figurera sur l’album. 

Vous avez déjà joué plusieurs fois sur scène votre nouveau single « Aux Étoiles » avant de le sortir, qu’est-ce que cela a pu vous apporter ? 

Alex : Ce morceau-là est composé et écrit depuis un moment. Il compte beaucoup pour nous et on a tout de suite voulu le jouer. C’est un style qu’on n’a pas forcément dans notre spectacle, très progressif, très calme, qui repose un peu. On s’est rendu compte aussi qu’il y avait énormément de réponses positives du public. Les gens nous envoyaient à chaque fois des messages et par rapport à nos autres morceaux, on n’a jamais vu ça. Il y a vraiment eu un engouement des gens.

Lucien : On s’est dit que ce titre-là était fort grâce à toutes ces réactions qu’on a eu en live mais au départ on ne pensait pas forcément en faire le premier single de l’album.

D’ailleurs, le morceaux a été énormément relayé et vous avez dépassé les 100 000 vues, bravo à vous ! 

Alex : Oui, pour un groupe émergent comme le notre, c’est une belle performance. C’est vraiment un morceaux qu’on voulait partager, avec un message assez fort, qui nous touche aussi et je pense que ça peut toucher d’autres personnes. D’ailleurs, c’est Lucien qui a écrit le texte et ça nous a tout de suite parlé. Ensuite, on a tout terminé ensemble car de toute façon on fait tout à quatre. Et on est très contents du résultat.

Comment s’annonce votre saison estivale, avez-vous des festivals de prévu ? 

Alex : En ce moment, on est dans une période d’entre deux, où l’on fait beaucoup de studio. Maintenant, on a quand même quelques concerts sur l’été.

Y-a-t’il une date que vous attendez particulièrement ? 

Alex : Personnellement, j’attends avec impatience les Heures Vagabondes, je pense parler pour les garçons aussi. Et celle de ce soir on l’attendait énormément aussi.

Y-a-t’il une scène qui vous a marqué et une sur laquelle vous rêveriez de jouer ? 

Noé : J’aimerais beaucoup jouer aux Francofolies sur la scène de Saint Jean-D’Acre. Et une scène qui nous a marqué… L’Olympia !

Alex : On a joué sur la Tour Eiffel aussi ! Mais l’Olympia c’est LA scène sur laquelle on rêvait de jouer en France. On avait ouvert pour Puggy et c’était dément !

Vous avez fait une tournée en Chine l’année dernière. Aimeriez-vous rejouer à l’international, et avez-vous des envies particulières pour la destination ? 

Lucien : Nous ce qu’on préfère c’est tourner, c’est à dire que la musique qu’on enregistre en studio, on se la projette en concert, en se disant : devant des gens, qu’est ce que ça donnerait ? Après, tourner à l’étranger c’est vraiment une expérience, t’es comme dans une espèce de bulle pendant les 15 jours de la tournée. On est allés trois fois en Asie, on a fait la Chine et la Corée du Sud. A chaque fois quand on revient, on se rend compte qu’on a vécu en apesanteur durant tout le temps de la tournée. Personnellement, j’aimerais bien faire les États-Unis.

Alex : Moi j’aimerais bien faire l’Amérique Latine ! En vrai, n’importe quel pays… Je rêverais même de jouer en Afrique ! Tu découvres, tu voyages, tu partages ta musique avec des gens qui ont une autre façon de l’écouter.

Comment réagi le public international face à vous ? 

Alex : En Chine ils ont une façon d’applaudir très particulière, c’est très fort et très court (rires). Ils n’ont pas forcément l’habitude d’assister à des concerts en scène ouverte comme ça.

Lucien : En Chine il y a peu de concert, et qui plus est, peu de concert gratuits. Nous on y est allés dans le cadre de la fête de la musique française. Ça draine énormément de monde, les proportions sont démesurées.

Alex : Mais on n’avait pas de stress, on était là et il fallait qu’on casse la baraque, tout simplement (rires). On voulait donner le maximum.

Ce soir, c’est un peu comme à la maison, car vous êtes de la région de Poitiers, c’est toujours un plaisir pour vous de revenir jouer dans le coin, pour vos proches ? 

Alex : C’est toujours un plaisir pour nous de jouer à Niort, comme à Poitiers. Ça fait toujours plaisir de voir les parents et la famille devant… Ça nous met beaucoup la pression mais ça nous apporte quelque chose en plus aussi.

Si vous deviez donner un surnom sur chacun d’entre vous en utilisant un nom des 7 nains, qui serait qui? Atchoum, Joyeux, Prof, Simplet, Timide, Dormeur, Grincheux. 

Lucien : Alex c’est dormeur ! Il a une faculté à s’endormir, t’as jamais vu ça ! (rires)

Alex : Grincheux c’est Lucien !

Noé : Moi je suis Joyeux !

Alex : C’est vrai que ça te corresponds bien, t’es toujours là pour faire rigoler la bande.

Alexis : Moi, je suis simplet !

Alex : Toi, t’es vraiment pas gentil avec toi-même (rires).

 

Retrouvez toute l’actu du groupe sur coloursinthestreet.com

Crédit photo : Amaury Gallet  et Steffie Bouhier

// Interview par : Laurine Bocq

Chronique album / Live report

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