Mamusicale

//Tigarah – La plus française des japonaises à la Magnifique Society

Interview Artistes | 14 juillet 2019

De retour d’un merveilleux séjour au Japon, quoi de mieux, pour soulager ma nostalgie, que  de me rendre au Festival La Magnifique Society.

Cet évènement a eu  lieu du  13  au 15 juin dans le  cadre bucolique du parc de champagne à Reims.  Depuis sa création, en 2017, ce festival, à taille humaine,  met en avant la scène franco-japonaise prônant la diversité musicale. Cette année, il intègre même la Corée à sa programmation en plus du Japon. De quoi enrichir son oreille et son répertoire musical. Donc je ne pouvais pas quitter la Magnifique Society sans aller à la rencontre de la jeune, talentueuse et pétillante artiste qui répond au nom de « Tigarah ». Cette artiste « frenchy-japanese » aux multi-facettes que j’ai décidé de vous faire découvrir. Un petit rayon de soleil au loin s’approche, c’est Tigarah, l’interview peut commencer…..

Salut Tigarah, avant de commencer, je voulais te remercier de m’accorder  de ton temps et je suis très heureuse de partager un moment avec toi.

Hey merci de m’avoir invité, c’est vraiment cool et c’est aussi un plaisir pour moi.

Alors comment vas-tu depuis notre dernière rencontre lors de la projection coup de cœur «  les étoiles vagabondes » de ton ami Nekfeu ?

Très bien merci, c’était sympa de se rencontrer à la projection

Alors Tigarah, pour ceux qui te découvrent tout juste, peux-tu décrire ton univers en quelques mots ?

Mon univers est très énergique, coloré, avec un esprit “Girl power” et un style très pop porté par la Jpop façon “Hip-Hop Street”

On sait que tu  es une femme très active. Peux-tu nous parler de tes multiples activités?

Je fais trop de trucs (rires)…. J’ai commencé par la musique avec deux albums JPOP produits par Universal Japon. Je voulais élargir mon univers, ne pas seulement me focaliser sur la Jpop. Alors je me suis lancée sur d’autres projets et on m’a proposé de devenir présentatrice sur E! News Japan. J’ai eu d’ailleurs le privilège d’interviewer Tom Cruise ou encore l’acteur de Superman Henry Cavill ! C’était  dingue, très belle expérience ! Ensuite, je suis devenue modèle photo mais aussi chroniqueuse mode & beauté pour le magazine Cosmopolitan.

En fait, je reviens tout juste du Japon. Ce qui m’a énormément plu et marqué, c’est la gentillesse des japonais et l’extrême propreté des lieux et villes. Et toi qu’est ce qui t’a le plus marqué en France ?

Aah! J’aime bien les français! Ils sont très sincères et honnêtes. Je peux leur demander « est-ce que  mes cheveux sont bien ? » Ils ne vont pas hésiter à me dire la vérité du genre « Ooh! Non c’est pas top » et ça j’aime bien. Les japonais vont plutôt dire « aah! C’est  mignon », la règle d’or est de ne pas froisser les personnes donc ils vont rester très distants et diplomates dans les réponses ; alors que le français va rester franc (rires).

D’ailleurs, qu’est-ce que tu penses de l’alliance franco-japonaise que nous offre le festival la Magnifique Society ? – Qu’est-ce que ça représente  pour toi de te produire ici aujourd’hui ?

Cela me fait extrêmement plaisir de venir jouer ici, il n’y a pas beaucoup de festivals en France qui mélangent les univers et il y a plein de bon d’artistes au Japon ou en encore en Corée à découvrir. Je trouve ça super intéressant et génial que la Magnifique Society propose aux français des styles de musique venant d’autres pays.

En écoutant tes différentes compositions, j’ai beaucoup aimé “Color, Culture, Money, Beauty” ou encore “Like a shooting star”. où as-tu puisé ton inspiration pour la création de ce dernier?

C’est un morceau en collaboration avec une marque de bijoux. Il met en avant le pouvoir des femmes, on peut être forte et féminine. « Like a shooting star » porte un message pour libérer la parole des femmes. La nouvelle génération féminine commence à s’affirmer surtout au Japon. C’est vraiment important pour moi, de montrer aux japonaises qu’on peut avoir confiance en soi, faire ses propres choix et ne surtout pas avoir peur d’être indépendante.

Tigarah pour toi l’année 2019 résonne comment sur le plan musical ?

Je suis en pleine construction de mon nouvel Ep, je t’en dirais un peu plus prochainement (rires)….ce que je peux te dire c’est qu’il y a un morceau assez fun en featuring avec un artiste français, accompagné d’un  clip tourné à Paris.

J’ai vu le dernier remix version japonaise du morceau «  Rêves bizarres » d’Orelsan en featuring avec Damso.  Quels ont été les retours de ces artistes en question ?

Il y a environ un an, j’ai fait la rencontre d’Orelsan au Japon grâce à des amis communs, il est passionné par la culture japonaise.  Au Japon, il y a beaucoup de rappeurs qui remixent des gros tubes  américains mais jamais des sons français.  Alors je l’ai fait! Je me suis dit que cela pourrait être bien de faire un remix sur un son d’Orelsan, il va être content d’écouter un de ses morceaux en japonais. Mais également intéressant et drôle aussi pour les français d’écouter une autre version de « Rêves bizarres ». Je dois avouer que la partie de Damso était difficile  pour moi. Il “kick” tellement  vite mais finalement j’ai réussi et c’était drôle et cool.

Lorsque tu es en France, qu’est-ce qui te manque le plus de Tokyo, ta ville d’origine ?

Ohlala! Les boutiques Konbini  ou encore Family Mart que j’appelle aussi “Family Ma”, c’est ouvert 24h/24H et Il y a tout ce que tu veux, quand tu veux  et c’est bon.  Ça me manque tellement !

Quel est le proverbe japonais qui correspond le mieux à ton leitmotiv ?

J’en ai deux. Le premier, c’est « ichi-go ichi-e »  ce qui veut dire en français  « une rencontre, une chance » toutes les rencontres sont importantes et il faut les apprécier, savourer chaque moment

Et le deuxième, c’est « Hitono Fukoo Ha Mitsuno Aji » ce qui correspond en français à « Le malheur de quelqu’un a le goût du miel » (rires)  les japonais on est trop gentil mais bien évidemment il y a des personnes qu’on n’apprécie pas forcément et quand ces personnes subissent un échec, on le savoure comme le sucre  mais discrètement  (rires…)

Pour conclure cette interview très intéressante, je te propose un petit jeu version mini-baccalauréat. Je vais prendre les lettres de ton prénom et pour chacune des lettres, je vais te donner une thématique auquel tu devras me répondre par le mot qui te vient à l’esprit. C’est parti…

  • Un animal commençant par un T => Tigresse
  • Un prénom commençant par un I => Ivin un célèbre transsexuel japonais
  • Un aliment commençant par un G => Guacamole J’adore
  • Un métier commençant par un A => Animateur, c’est très japonais ahaha
  • Une couleur commençant par un R => Rose comme mes cheveux (rires)
  • Une qualité commençant par un A => Aimante

Et enfin une ville commençant par un H  => Hakone c’est une ville japonaise très connue pour les sources thermales « Onsen ». D’ailleurs j’ai trop envie de prendre un bain chaud !

Merci infiniment à Tigarah  pour sa gentillesse, sa douceur et surtout sa joie de vivre. Cela a été pour moi l’occasion  d’échanger avec une artiste attachante et de partager quelques-uns  de mes souvenirs du Japon.

Vous pouvez retrouver toute son actualité sur son instagram @tigarah et rester à l’affût pour découvrir le mystérieux artiste français qui sera en featuring sur  son prochain Ep.

 

crédit photo : Curtis « CES » Shaw-Hifi Media »

// Interview par : Leïla Kallouche

Chroniqueuse Live report / Albums

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