Mamusicale

//NAZCA EN INTERVIEW : VOYAGE EN TERRES SAUVAGES

Interview Artistes, Pop, Pop Folk | 28 novembre 2019

C’est au FGO Barbara, petite salle située dans le 18ème arrondissement de Paris que Nazca, quatuor Lyonnais aux mélodies folk tribales s’est produit le 19 Novembre 2019. L’occasion pour Mamusicale de les rencontrer afin de parler de leur nouvel EP « Away » qui sera officiellement dévoilé le 29 Novembre prochain au public.

 

Bonjour à tous les quatre, merci de ne accorder un peu de temps. Est-ce que vous pouvez présenter Nazca en quelques mots ?

Juliette : Nazca c’est un groupe de musique pop folk. On est deux chanteuses et deux musiciens et on célèbre la communauté, la tribu, l’acceptation de soi, le partage…

Marc : Dans le genre musical, ça se situe un peu entre Cocoon pour le côté ukulélé acoustique et Florence & The Machine pour le côté plus épique.

Pourquoi avoir choisi « Nazca » comme nom de groupe ? 

Zoé : « Nazca » c’est la forme impérative du verbe « nacer » ce qui veut dire « naitre » en espagnol et donc c’est l’ordre, l’impératif, « naissez » qu’on se donne au public et à nous.

Comment s’est construit le groupe ? 

Marc : À la base le groupe s’est construit avec Juliette et moi. On jouait du ukulélé sur les  marchés. De fil en aiguille on a été programmés dans des salles sur Lyon. Zoé et Juliette se connaissaient déjà depuis le lycée, elles chantaient déjà ensemble donc c’était plus évident au niveau du mélange des voix. On a continué tous les trois puis très vite Navid a rejoint le projet en 2012, on l’a rencontré à la fac.

Juliette : Une histoire d’amitié quoi !

Quelles sont vos inspirations musicales ? Est-ce que vous avez les mêmes ou est-ce que vous avez des goûts plutôt différents que vous mélangez ?

Juliette : Number two ! (rires)

Zoé : Je crois qu’on a tous des goûts différents mais on se retrouve sur des trucs sur lesquels on est tous d’accord, notamment les First Aid Kit qui sont deux sœurs suédoises qui chantent de la folk. On aime bien les Haim qui sont trois sœurs aussi. Les sœurs Boulay… on aime que les sœurs (rires) !

Juliette : En fait souvent avec les sœurs il y a des trucs d’harmonies vocales qu’on adore faire aussi dans Nazca.

Navid : Non mais c’est pas une règle hein (rires), on se retrouve juste beaucoup là-dedans.

On sent une inspiration très étrangère, folk et parfois très guerrière et tribale. D’où vient cette envie de faire voyager le public à travers votre musique ? 

Marc : C’est surtout venu d’un titre. A l’époque on avait fait un morceau qui s’appelle Behold et dans la production de ce titre, on avait ajouté des cris guerriers. On s’est dit que Nazca pouvait aussi évoluer dans ce sens. On aimait bien ce côté plus tribal et cette idée de casser les codes, notamment en utilisant le ukulélé qui est très léger, très hawaïen, comme une guitare rythmique. Puis il y a nos influences aussi comme on le disait, quelque chose de plus folk. En tout cas on voulait ce côté hybride.

Juliette : Oui puis la folk est née sur le continent américain. On pioche aussi dans ces grands paysages, les grande falaises, les states etc. Et la folk rejoint le celtique donc en fait ce sont les origines de la musique qui invitent à faire des choses qui donnent envie de voyager.

Zoé : On a pas mal écouté de bluegrass aussi à un moment.

Justement toujours dans cet esprit d’invitation au voyage, vous mélangez de nombreux instruments dans vos chansons. Quelle importance ont-ils dans votre projet ? 

Navid : Ce sont les instruments qui colorient les voix. Le choix de ces instruments s’est fait peu à peu avec les envies, avec le temps. Au début il n’y avait qu’un simple ukulélé, après on a voulu évoluer avec la basse, les notes de clavier, un deuxième ukulélé, un cajon, la trompette, les instruments traditionnels orientaux, etc.

Marc : Il y a une question de recherche de singularité dans ce qu’on veut faire aussi.

Navid : Oui, on s’en sert pour cet argument d’originalité, pour se distinguer mais je  pense  qu’avant tout c’est parce qu’on en fait depuis des années. Quand ça plait à tout le monde, on en fait. C’est une question d’envie.

Juliette : C’est le pont entre l’acoustique et le moderne, entre le passé et le présent.

Vous sortez votre 3e EP le 29 Novembre. Les Lyonnais ont déjà eu l’occasion de l’entendre en avant-première le 6 novembre dernier et les Parisiens auront ce plaisir à leur tour ce soir. Est-ce que vous avez déjà eu des retours ? 

Navid : Oui, le rendez-vous avec le public lyonnais à chaque sortie d’EP c’est un rendez-vous très important pour nous.

Juliette : On a des standing ovation, à chaque fois !

Navid : Pour les retours, comme c’est le noyau lyonnais qui vient nous voir, c’est très très bien reçu. On est contents mais le défi maintenant c’est d’aller le proposer à d’autres publics qui nous connaissent moins et de voir leur retour et comment ils se sentent par rapport à cet EP eux aussi.

Est-ce que vous pouvez nous parler un peu du nouvel EP ?

Marc : Il y a pleins de choses diverses, on a des titres qui sont à la fois très folk traditionnelle comme Running et il y a des choses beaucoup plus pop, comme le titre qu’on a sorti, Back in the game, plus urbain. On a élargi le spectre de ce qu’on voulait faire au niveau de la composition, de l’arrangement et de l’univers dans cet EP. On a voulu explorer quelque chose, voir ce qu’on était capables de faire sans renier ce qu’on avait fait avant, en reprenant les codes de ce que fait  Nazca et en les amenant ailleurs.

Zoé : Chaque chanson est une expérience différente qu’on a mené et qu’on propose.

Pourquoi avoir choisi « Away » comme titre pour l’EP ? Encore une invitation au voyage et à l’ouverture ?

 Zoé : Oui, il y avait une idée de voyage. On voulait aller ailleurs et emmener les gens avec nous.

Juliette : Ça vient aussi du tire Away from the way qui est un des titres de l’EP qui incite à trouver sa propre voix au milieu de tous les chemins tracés. Pour nous, c’était un peu comment trouver notre empreinte musicale en s’inspirant de choses et en faisant quand même notre propre  musique et pas des copier/coller.

Vous avez dévoilé votre single Back in the game il y a peu, ainsi que le clip. Pourquoi avoir choisi ce titre en particulier ? C’est assez marrant de nommer le premier titre de votre nouvel EP Back in the game !

(rires)

Juliette : Justement il parle de ça, de tout ce temps qu’on a passé enfermés à essayer de composer. C’est dur, on est tout le temps dedans, tout le temps chez les uns chez les autres à écrire des paroles, mettre à la poubelle, réécrire, enregistrer, réenregistrer, faire du mix, du mastering et tout. Ce sont des moments où on est très enfermés et on avait hâte d’être de retour sur scène, de partager notre musique avec le public. C’est emblématique de dire qu’on est « back in the game ». On ne se sent pas sur le ring, mais on est là et on a très envie de partager ça avec les autres.

Combien de temps avez-vous pris pour écrire, composer et enregistrer l’EP ? D’ailleurs est- ce que vous avez fait ça seuls ou est-ce que vous avez travaillé avec d’autres personnes ? 

Marc : Pour la première fois dans cet EP on a fait appel à un arrangeur qui a travaillé sur deux titres, Back in the game et Mac-Moi. C’est une nouvelle expérience pour nous, on est sortis des sentiers battus, au niveau des compositions et au niveau de l’arrangement. Cet EP, ça fait à peu près trois ans qu’on le travaille, qu’on le retravaille donc il y a aussi des chansons qu’on avait   déjà sorties, je pense à Loups, qui nous a donné la direction pour Away.

Navid : Il faut savoir qu’il y avait beaucoup plus de compositions aussi, mais on en a choisi que cinq.  Il y en a d’autres qui sont prêtes, on ne sait pas encore ce qu’on va en faire mais en tout cas elles sont là et ça a pris du temps de choisir.

Avez-vous un souvenir marquant à partager à nos lecteurs ? Une anecdote croustillante ?

Navid : Des anecdotes y’en a pleins (rires) !

Zoé : On est allé jouer en Jordanie avec l’Institut Français pour la French Week à Amman ! C’est un beau souvenir de cette année ! On est partis quatre jours tous les quatre, faire de la musique à un endroit où on ne serait probablement jamais allés de nous-même.  C’était trop cool. La musique nous a amené là-bas.

La suite de Nazca, ça donne quoi ?

Zoé : Pleins de concerts !

Marc : On aimerait défendre Away par des concerts et des festivals cet été et puis on commence déjà à composer pour un album qui sortira peut être en 2021 !

Pour suivre l’actualité de Nazca et savoir où les retrouver en concerts, rendez-vous sur leurs site internet ou sur les réseaux sociaux. Leur nouveau single Back in the game est déjà disponible partout, retrouvez le clip sur Youtube !

 

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// Interview par : Mathilde Ruys

Chroniqueuse album / Live report / Interviews

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