Mamusicale

//Épouser La Nuit avec Malik Djoudi

Chanson française, Interview Artistes, Musique Urbaine, Pop | 7 novembre 2019

C’est à la tombée de la nuit que je retrouve Malik Djoudi, à la terrasse d’un café parisien.

Malik Djoudi, poète des temps modernes, faisait déjà parler de lui avec Un, premier disque paru en 2017. Ce dernier revient avec un nouvel album Tempéraments, sur lequel on découvre un duo fascinant avec Etienne Daho sur le morceau À tes côtés. Paru au printemps dernier, c’est sur douze balades romantiques que se compose ce dernier album. Des chansons traversées par le doute, les tourments d’amour, parfois le rêve… A la découverte des Tempéraments de Malik Djoudi.

Hello Malik ! Comment te sens-tu depuis la sortie de ton nouvel album et les concerts de cet été ? 

C’est un peu un rêve d’enfant qui se réalise. Ça fait 2 ans et demi que nous sommes sur la route, mais c’est ma première vraie tournée.

Qu’est-ce qui a donné l’impulsion de ce second album ? 

Je pense que le succès inattendu du premier album m’a donné beaucoup d’élan pour composer le deuxième. J’étais en tournée et je revenais chez moi pour composer. C’est une continuité car à vrai dire je compose tout le temps. 

On t’a connu avec le morceau génial Sous Garantie en 2017. Qu’est-ce qu’il représente pour toi ? 

C’est un questionnement au sujet des relations. Faut-il s’accrocher à ce qu’on peut pour remettre en ordre ou laisser tomber ?

Ce morceau me rappelle que j’étais prêt à tout arrêter avant l’album Un, et je ne voyais pas trop quel chemin prendre, musicalement. C’est le départ de ma grand-mère qui m’a donné envie de continuer. Je suis parti au Vietnam, tout seul, jusqu’à son village natal et suis revenu nourri d’inspirations nouvelles. Ce voyage un peu initiatique sur les terres de ma grand-mère m’a fait radicalement changer d’approche musicale. 

Tu donnes beaucoup d’importance aux mots. Est-ce que c’est ton écriture dicte la couleur de la chanson ou est-ce la composition qui guide tes mots ?

Je fais très attention aux mots que j’emploie, je peux mettre 2 mois à trouver trois mots, mais c’est la sonorité qui va m’emmener au texte. Le plus souvent, je trouve une suite d’accord, qui m’amène à une mélodie. Les bribes de mots me viennent ensuite. Quand des mots me percutent, ce sont eux qui vont être leitmotivs pour le morceau. 

Tu composes seul, mais je crois que tu es accompagné sur scène ? 

Oui, je suis accompagné de Greg Cadu, un ami de longue date, que j’ai rencontré lors d’un précédent projet de groupe « Moon Palace », il y a quelques années. Je voulais faire un projet solo et il est venu avec moi dans cette grande aventure !

Et d’ailleurs, comment as-tu commencé la musique ? 

Il y avait un piano chez mes parents, je faisais des accords, un peu au hasard. Je me souviens avoir été beaucoup inspiré par ma première rupture amoureuse en 5ème… une histoire qui avait duré 4 jours (rires). Quand j’étais petit, je chantais tout le temps. J’avais d’ailleurs des cours de chant où j’apprenais à gérer ma respiration et mon souffle. 

A partir de quel moment tu t’es dit que c’est ce que tu voulais faire de ta vie ? 

C’est venu très vite et surtout très jeune. Je crois que je me souviendrais toujours de la prestation de Michael Jackson quand il était encore ado, à l’époque des Jackson Five. J’ai vu cette rediffusion, et ça m’a émerveillé. Je crois que c’est là que j’ai su ce que je voulais vraiment faire. Sinon j’avais pour projet d’être instituteur. (Rires) J’avais un super professeur qui m’avait donné envie d’enseigner. Mais aujourd’hui avec du recul, je me dis qu’heureusement je n’ai pas fait ça.

Tu n’aurais peut-être jamais connu Etienne Daho ! (Rires) Comment l’as-tu rencontré d’ailleurs ?

On s’est connu à l’un de mes concerts au Midi Festival il y a 2 ans. Je connaissais bien sa musique, mais je n’aurais pas imaginé qu’on se rencontre un jour. Par la suite, les choses se sont faites naturellement. Nous avons chanté ensemble – sur le morceau Sous Garantie – à l’un de ses concerts. Je faisais quelques premières parties aussi. C’est quelques temps après que je lui ai proposé le duo A tes côtés. 

En parlant de collaboration, est-ce qu’il y a des personnes avec lesquelles tu aimerais travailler un jour ?

J’ai déjà réalisé deux rêves en travaillant avec Etienne Daho et Philippe Zdar, qui est un producteur qui a mixé le morceau A tes côtés. Sinon, j’aimerais bien collaborer avec Connan Mockasin, James Blake et d’autres… La liste est longue, selon moi la musique est faite pour se partager. 

Est-ce qu’il y a des instruments ou des nouvelles sonorités que tu aimerais explorer ?

Oui, par exemple travailler avec une batterie. Ajouter des instruments à vent aussi. Peut-être m’ouvrir au-delà de l’électro. J’apprends tout un peu par moi-même, ça me donne un champ très libre de création. 

Où est-ce qu’on peut venir te voir prochainement ? 

Je serai au Trianon à Paris le 20 novembre ! 

Avant de se laisser, peux-tu me donner tes 3 coups de cœur du moment ? 

Fat White Family, dans un style un peu rock. Récemment, j’ai pris une grosse claque en voyant Idols en concert. Et sinon il y a un groupe que j’adore qui s’appelle Khruangbin.

Retrouvez toute son actu sur malikdjoudi.com                       Crédit photo : Marcel Hartmann @bandits vision.

// Interview par : Alice Mazières

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