Mamusicale

//Tous les chemins mènent à… OMOH

Interview Artistes, Pop | 15 novembre 2016

omohUnivers aux multiples facettes, OMOH offre un véritable voyage
au cœur des ressentis de l’expérience humaine. Rencontre

avec ces musiciens à l’humilité touchante, artistes jusqu’au bout de l’âme,
qui ont fait de leurs doutes une force.

 

Que signifie le nom de votre groupe, et comment est né le projet ?

OMOH est le nom de famille de Baptiste (le chanteur) à l’envers. On est originaires de Nîmes, et on est montés à Paris il y a 5 ans. On a travaillé ensemble sur d’autres projets, et petit à petit on s’est retrouvés tous les deux en studio. On a commencé à faire des morceaux pour s’amuser. Et de fil en aiguilles on a monté OMOH. Puis premier EP il y a 3 ans, premier concert il y a un an et demi.

Quelles influences ont nourri votre univers ?
On est particulièrement influencés par la french touch. Et bien-sûr par la grande pop internationale, les Pink Floyd, les Beatles, les Rolling Stones et Bob Dylan. Et on est d’accord sur un compositeur Angelo Badalamenti, qui a composé toute la bande originale de la série Twin Peaks de David Lynch. Il a développé tout un univers, dans lequel il y a beaucoup de romantisme, tout en évitant d’être trop atypique, et cela nous berce encore beaucoup.

11702861_361359423987966_1363068037308395935_nVotre EP est composé de styles variés, comment est-il né ?

L’EP avait été inspiré par la pop de l’époque. Il n’y avait pas vraiment une ligne directrice, il y a plein de choses, c’est très différent d’une chanson à l’autre. C’était aussi une manière pour nous de montrer qu’on pouvait toucher à tout. C’est la première fois que Clément s’est mis à chanter et composer. Il a pris les devants, c’est comme ça qu’est né cet EP, il est une transition. Sur l’album on est arrivé à un aboutissement où on a trouvé un équilibre dans la collaboration. On en est pratiquement au mix donc l’album devrait sortir début 2017. Un premier album c’est toujours important, donc on prend le temps de le faire au mieux.

« Cela ne nous mène nulle part » est un titre original pour un EP, pourquoi avoir choisi ce nom ?

Il y a eu cette transition avec Clément qui s’est mis à chanter et écrire pour le groupe. Il s’est retrouvé un peu tout seul car j’étais en tournée avec Julien Doré. Au bout d’un moment il a fallu rassembler 5 titres pour faire un disque. On ne savait pas où est-ce qu’on allait, ni comment on allait pouvoir le défendre. Tout la période de création était tellement partie dans tous les sens qu’on s’est dit bha on peut le nommer « celui qui nous mène nulle part » et on verra après. On était un peu perdus, mais bon fallait le faire, le sortir. Au final ça ne menait nulle part, mais cela a mené à cet EP. C’était donc la réflexion qu’on a eue dans toute cette période là.

C’est aussi le nom d’une chanson de l’EP…

Oui, c’est une chanson de rupture. La rupture s’évoque de plein de manières différentes, il y a plein de ruptures différentes. L’idée est un peu qu’étant perdus on verra bien où cela va nous mener. Mais bon c’est du passé.
Cela veut-il dire que le nouvel album sera sur une note plus optimiste ?

Le nouvel album sera plus optimiste, mais toujours avec le même fond. Car dans notre condition d’artiste de toute manière, on ne sait pas où on va avec ce qu’on fait. C’est un peu comme un enfant qui est assez maladroit, qui ne sait pas vraiment ce qu’il fait. On a notre entourage qui nous guide, qui nous permet d’être moins butés sur certaines choses. Mais de toute manière au fond, c’est à la fois terrible et à la fois très beau, car il y a vraiment une notion très aléatoire. Quand on fait un morceau, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas où ça mène. C’est constant, c’est perpétuel. On ne sait pas ce que va devenir cette chose. L’important c’est de poser le morceau, de le faire vivre. Après il a sa vie, il ne nous appartient plus. Les gens font ce qu’ils veulent avec. L’œuvre devient quelque chose, c’est ça qui est intéressant. Mais au moment où on la crée, elle ne mène nulle part.

C’est intéressant cette personnification de l’œuvre…

C’est une réflexion qu’on a oui de toute manière au quotidien. C’est tellement dur d’être devant son ordi, de se demander ce qu’on va faire.

Et ces œuvres, que racontent-elles ?

On parle d’amour. On parle de nos histoires, de sujets qui parlent à tout le monde. Chacun peut s’identifier à nos chansons, ce sont des thèmes universels. Après, la musique on la prend aussi comme une thérapie. Il y a clairement un espèce de mal être, plutôt que de rester dans son coin et de le garder, autant le faire sortir en chanson. On est donc plus de le domaine du privé. On a du mal à aborder des messages plus généraux, on a essayé récemment de parler de la nature, mais c’est compliqué de ne pas sembler moralisateur. On est un peu repliés sur nous-mêmes, mais en même temps on est les meilleures personnes pour parler de nous-mêmes.

Comment se passe votre travail de création ?

On se réunit chaque jour dans un studio, et on voit ce qu’on va faire. On échange, on discute. Chacun a vraiment son processus créatif. Il y a beaucoup d’allers-retours entre nous. C’est très rare qu’on bosse ensemble vraiment, on complète petit à petit et chacun de notre côté les créations. Et de temps en temps nous montrons les morceaux aux autres membres du groupe pour qu’ils nous aident à y voir plus clair et à les mettre en scène.

Que pouvons nous vous souhaiter pour cette année ?

Quelques dates et passages radios ce serait super. On a besoin de tourner une sorte de page concernant la création. Et de défendre ce bébé sur scène. C’est important la scène, on en a vraiment besoin après ces années en studio.

Un petit mot pour conclure ?

On n’en parle pas dans nos chansons, mais on voudrait adresser un message pour la planète. Il y a beaucoup de voitures à Paris, il faudrait faire attention. La journée sans voitures était très agréable.

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Crédit photo : Patrick Sagnes

// interview par : Angéline Romaggi

Interview & Live report

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