Mamusicale

//THOMAS FERSEN – C’EST TOUT CE QU’IL ME RESTE

Chanson française | 14 octobre 2019

Un titre à ne surtout pas prendre au pied de la lettre !

Car au vu (et à l’écoute) des productions précédentes, il est permis d’en douter. La source d’inspiration n’est pas près de se tarir !

Dernier né des albums de Thomas Fersen, disponible depuis le 27 septembre « C’est tout ce qu’il me reste » ajoute une pierre – précieuse – à un répertoire qui n’en manque pas. Tout en continuant d’enchanter par ses contes, ses fables et histoires merveilleuses !

Pour ceux qui découvriraient Thomas Fersen, bienvenue dans un univers fantaisiste fait de sons, de mots, de poésie, d’humour et d’impertinence. A mi chemin, entre improvisations théâtrales, monologues et  comptines. Chaque nouvel album constitue désormais une gourmandise attendue qui fait patienter jusqu’au prochain. Voilà pour une approche juste et raisonnée d’un auteur original, inspiré, doté d’une plume élégante, que n’auraient pas renié un Charles Trénet, un Georges Brassens ni un Jacques Higelin, période Champagne et Caviar !

Penchons nous à présent sur l’objet du délit.

Onzième album et second édité aux Editions Bucéphale, son label personnel, « C’est tout ce qu’il me reste« , propose dix titres tirés par un fil rouge serpentant, qui donne à cet album son unité et son charme.

Premier titre, Les Vieilles, traduit avec humour la passion (autobiographique ?) d’un adolescent de 16 ans sous le charme de son aînée « vieille » de 18 ans. Le coup d’envoi est donné. L’album n’abandonnera jamais ce ton désinvolte, nonchalant et malicieux, marque de fabrique de Thomas Fersen. Le titre suivant C’est tout ce qu’il me reste, décrit la volonté de son interprète de refuser tout compromis en refusant d’ôter un slip présent dans la famille depuis Louis Philippe !

La ballade se poursuit par une course poursuite nocturne avec des Zombies du Cimetière errant faute de retrouver leurs trous et qui s’invitent pour regarder la Roue de la Fortune, la mare un titre mélancolique à ne pas jeter avec l’eau du bain, s’enchaînent alors les difficultés de vivre avec une châtelaine amoureuse dont le seul l’inconvénient semble être sa fortune Le vrai problème,  une invitation charmante à venir travailler les maths pendant que Mes parents sont pas là, Une Envie de ne rien faire, un retour au bestiaire avec King Kong, gendre idéal au cœur tendre, une séance d’épouillage Mange mes poux jusqu’à son final Richelieus qui renvoie à un passé réel ou supposé de chaud lapin.

Pour accompagner cette belle réalisation, Thomas Fersen (Piano, synthé, ukulélé, banjo, guitare) est entouré de Pierre Sangra (Guitare, banjo, sitar, mandoline), d’Augustin Parsy (Moog, orgue),  d’Alexandre Barcelona « Accordéon », de Rémy Kaprelain (batterie, percussions) et d’Adrien Soleiman (saxophone). Pour un résultat musical acoustique privilégiant un beau travail d’arrangement, de mélodies légères dont la fraîcheur renvoie parfois aux comptines d’enfants, le tout discrètement habillé de country&western, de bluegrass dans une ambiance de musique de film.

Le mot de la fin revient à la pochette de cet album qui fige un Thomas Fersen recouvert d’une longue peau de lapin traînant au sol. Une pochette qui plante bien le décor et illustre son aisance à entrer dans la peau d’une galerie de personnages de plus en plus étoffée !

Pour conclure, un album solide qui confirmera aux inconditionnels qu’ils ont soulevé un beau lièvre et devrait éveiller la curiosité des autres ! Et pour Thomas Fersen, nous l’espérons, un album porte bonheur. Ce qui n’a rien d’excessif. Car après tout, à quoi peut bien servir une patte de lapin, si ce n’est à conjurer le mauvais sort ?

Suivez toute son actualité sur thomasfersen-officiel.com

 

 

// chronique par : Franck Talleux

Rédacteur Jazz & Blues/Rock

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