Mamusicale

//Voyou, tendresse infinie

Pop | 18 février 2019

Avec ce premier album sous forme d’ode urbaine, notre Voyou préféré s’immisce définitivement dans la cour des grands.

Quel étrange, mais excitante, coïncidence. Il y a tout juste un an, nous publiions l’interview d’une révélation pop prometteuse, Voyou, pépite prête à briller. Depuis la sortie d’un EP révélateur, les rayons de soleil ont illuminé un beau déjà jardin bien entretenu. Voyou à la main verte, il taille ses ronces, chérit ses fleurs aux beaux pétales. Une confession en format long, peuplée de chansons pop, solaires.

La phrase « L’heure est venue de se dire adieu », ouvre donc en grande pompe ce premier disque. Comme une fatalité ? Non, ici la fin est aussi le commencement de quelque chose de nouveau. Puisque Voyou navigue aisément entre les dimensions, embrassant l’organique et l’électronique avec ingéniosité. Le morceau en question, « A nos jeunesses » résonne en réalité comme un hymne de non-retour : Voyou est bel et bien parti pour un bien joli voyage. Même si aujourd’hui, les nouvelles têtes poussent de manière exponentielle, le musicien se démarque d’une nonchalance vocale admirablement bien mise en scène, à la richesse instrumentale folle (« Dehors », « On a marché sur la lune », « Les bruits de la ville » avec Yelle).

Dans une autre vie, Voyou est un grand poète des temps modernes, hanté par la nostalgie d’une jeunesse perdue. Dans le visuel « Il neige », à l’image de « Lille », tout bascule en noir et blanc. « J’ai tendance à toujours écrire mes morceaux comme on peut écrire des dialogues de films », nous avait confié Voyou. Depuis, il a aussi appris à laisser s’exprimer la musique, il la laisse enfin respirer. Voyou fait parler le piano et le saxophone comme son paysage mental parfait.
La grisaille, la percée des rayons au petit matin, l’air urbain. Voyou quitte le jardin, son éden. « Me voilà seul, dans une ruelle et la pénombre ». L’appel de la ville est plus fort que jamais. Retrouvez toute l’actu de l’artiste sur Facebook.

crédit photo : Pierre-Emmanuel Testard

// Chronique par: Samuel Regnard

Interview & Live report

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