Mamusicale

//The WOODEN WOLF & CHARLES PASI : le PLAN américain

Live Report, Mamusicale, Soul / Jazz | 11 juin 2017

En ce samedi 3 Juin 2107, le PLAN de RIS ORANGIS (91) avait programmé 2 groupes The WOODEN WOLF et CHARLES PASI. Ce fut un véritable plaisir de les suivre dans leurs ballades américaines.

Mamusicale était présente et active en cette soirée, puisque des invitations ont été gagnées en partenariat avec Le PLAN.

Tout commence à 20h30, quand Alex Keiling, le songwriter de The WOODEN WOLF, arrive sur scène. Une lampe au sol donne un éclairage très intimiste, Il s’assied, se recroqueville sur sa guitare et débute par « Horses » une reprise très personnelle de Sally Timms. Dès les premiers sons, on est capté par sa voix fragile et pénétrante, attrapé, happé par son univers folk.

Pour le second morceau, une nouvelle compo, Marie Langenfeld le rejoint avec son violoncelle. Puis ce sera « Horses in the storms ». Ce moment est tout simplement beau. La salle est chargée d’émotion

En annonçant une chanson, Alex citera Hugo «La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste ». Parfait résumé du concert.

The WOODEN WOLF – violoncelle, voix, guitare – tient le public en haleine par des interprétations d’une incroyable splendeur qui donne un folk lumineux. L’univers musical de The WOODEN WOLF nous invite à un voyage initiatique sur les routes américaines à la façon du film « into the wild » ou encore sur la route 66 dans les années 30 avec l’espoir de rejoindre la Californie et la mélancolie d’avoir abandonné son chez soi.

Le concert se termine avec « Busy Being Born ». La voix du folkman à la casquette semble à la limite de la rupture. Bouleversant.

Ces 35 minutes de prestation bourrées d’émotions resteront gravées comme autant de bons souvenirs.

Retrouvez leur discographie sur hewoodenwolf.bandcamp.com/ et leur actualité sur facebook.com/thewoodenwolf

 

Apres 15 minutes qui ont permis de rentrer du Kentucky ou du Tennessee, CHARLES PASI entre sur scène.

Pour ce concert de rodage, qui annonce la sortie de son nouvel album « Bricks » en septembre chez Blue Note et une tournée, il est accompagné de 4 musiciens : Batteur Jon Grandcamp, Guitares Joseph Champagnon, Basse Sébastien Levanneur, Claviers Pity Cabrera et au son Sébastien Guérive

Charles PASI débute avec une intro à l’harmonica, qui met tout le monde d’accord sur l’immense maitrise de son instrument fétiche.

S’enchaine un morceau Boogy blues, puis un autre avec un gros Groove et le suivant très Jazzy. Tout est dit de l’univers musical de Charles PASI. De nouveau en route pour l’Amérique du Nord. Ses compositions brassent Blues, Rock, Jazz, Funk et Soul, toujours distillé avec talent et une volonté d’expérimenter, de tenter, d’explorer pour créer un monde qui n’appartient qu’à lui.

«City of lights» est encore différente, avec une grosse batterie très présente et une base répétitive qui entraîne le public.

Sur « Too many friends », nouvelle ambiance, avec un énorme solo de guitare avec bottleneck. On ferme les yeux, on tape du pied et/ou des mains … on est dans le Bayou !!! C’est un plaisir fou d’être trimballé dans le Road-Movies musical de Charles PASI.

Sa décontraction est assez déconcertante, tout semble facile même quand il fait monter la sauce avec son harmonica. Idem lors de sa présentation pour les morceaux hommage à Nina Simone avec « love me or leave me » et à Neil Youg avec « Harvest » dont il a fait la première partie en 2016

Sur « Farewell my love », c’est du très lourd, un blues qui vient des tripes, avec un nouveau solo à couper le souffle. Quelle émotion ! La salle est conquise.

Un concert de Charles PASI est riche par la diversité de ses influences. C’est une ballade au volant d’une voiture américaine sur les routes secondaires, pour découvrir dans chaque recoin une nouvelle couleur musicale et s’en imprégner. Démonstration faite avec l’enchainement de morceaux funk puis Jazzy, avec un solo de piano à rendre dingo !!!  Les titres s’enchainent: «all the way», « end of the line », « private last night ». Le public se lâche et en redemande. Puis ce sera un instrumental de dingo simplement avec harmonica, basse, batterie qui fait monter encore d’un cran la communion avec un public définitivement acquis à cet habile mélange joué avec passion.

Pour casser les codes, il explique avec son naturel qu’ils ne sortiront pas de scène pour créer l’effet rappel, mais si le public est OK ils peuvent continuer … Oui le public en veut encore. Chaque musicien se dirige vers un instrument qui n’est pas le sien, le concert se termine en une énorme jam session.

Pour suivre Charles PASI : charlespasi.fr ou facebook.com/charlespasi

Quel super concert ! Bravo au Plan de Ris-Orangis, grâce à cette programmation, nous avons vécu une immersion Outre-Atlantique.

Crédit photo :Clémentine Tessier

// Live report : Marc Tessier

Live report

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