//THE LIMIÑANAS : La french Fuzz est en orbite

Live Report, Rock | 17 mars 2018

La trajectoire de THE LIMIÑANAS passait par Paul B. La salle massicoise affichait complet en ce vendredi 9 mars 2018.

Moins d’un an après leur dernier concert essonnien, ils ont sortis un EP, un album et intégré un nouveau membre. Assez de bonnes raisons pour justifier la présence de MAMUSICALE.

La soirée débute par FRED POULET. Une bonne surprise ce retour sur scène. Plus de 20 ans après le cultissime « Walking Indurain » et dix ans après avoir assisté à son spectacle multimédia « Nationale 985 », je le retrouve,  pour un set musical toujours très personnel et inclassable. Cet auteur-compositeur-interprète est accompagné de Maxime Delpierre (guitare, clavier). En contradiction ou opposition avec un air désinvolte et désabusé, les textes de FRED POULET sont bien ciselés, sensibles, décalés, plein d’humour et sa musique électro-rock dansante, parfois jazzy. Sa prestation de trente minutes séduit le public qui réclame un rappel. Fait suffisamment rare sur une première partie pour être signalé.

Le nouvel album « The soleil » sort dans les jours prochains.  Retrouvez les photos du concert.

 

Il est 21h30, THE LIMIÑANAS prennent possessions de la scène de PAUL B. Originaire de Cabestany (Pyrénées-Orientales) devenue la ville de la Fuzz française, ils sont désormais 7 mais toujours de noir vêtus, le nouvel arrivant  est Renaud Picard (chant et guitare acoustique).

THE LIMIÑANAS ouvrent le feu avec un instru, « Ouverture », puis  enchaînent « Malamore » et « Down underground ». En trois morceaux, ils balayent leur discographie, « Down underground » date du premier album (2010), démonstration que chaque opus contient des perles. Cette entame est musclée, les sept musiciens envoient leurs compositions avec intensité et puissance.

L’enchainement des titres « Prisunic », « Tigre du Bengale », « Dimanche », « The gift », se fait devant une assistance scotchée et à l’écoute. On réalise très vite que les moments calmes ne font pas parti de la prestation. Là où certains ne voient qu’une construction musicale basique, le live donne à chaque musicien un espace dans lequel il peut s’exprimer, se faire plaisir, nous faire plaisir. Un coté bricolé, qui une fois assemblé donne un résultat aboutit, efficace et envoutant.

Retour sur le dernier album avec « Istanbul is sleeping » et « Shadow people », deux morceaux qui nous en mettent plein les oreilles et emportent l’adhésion.

La seconde moitié du concert donne la part belle aux collaborations et aux reprises comme avec « One of us » et « Stella star» de Pascal Comelade. On reste dans la continuité pour le minimalisme du jeu de Marie, qui me rend complètement accro, tout ceci sous la coupe de Lionel qui dirige et emmène toute sa bande où il le désire.

Avec « Russian roulette », une reprise des Lords of the New Church, la voix de Rika est lancinante et fait merveille.

C’est au tour d’un monument, « Gloria » de Van Morisson, qui harponne le public avant le grand final « The train creep a looping ». Un morceau complètement hallucinant, à déconseiller aux épileptiques, sur lequel Ian Telefunken – le toys player – laisse libre cours à son inspiration débridée. Retrouvez les photos du concert.

Fin du concert, sans « Zippo » compo que j’adore, pas grave, la soirée fut réjouissante, électrique, vintage et actuelle, excitante. Durant 1h30, THE LIMIÑANAS ont réalisés une prestation qui les fait sortir de leur garage pour porter haut l’étendard du rock français.

Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, foncez : écoutez leur album, allez à leurs concerts, ils font plus de 25 dates d’ici l’été dont le Trianon à Paris qui est déjà complet. A suivre sur leur page Facebook.

L’après concert fut très sympa. Les membres du groupe sont vraiment abordables, disponibles et naturels. Merci Mikael pour cet échange au sujet  de l’émission de Canal +, l’album de la semaine. Je tiens particulièrement à remercier l’équipe de PAUL B pour son accueil, et félicitations pour la qualité de votre programmation.

// Interview par : Marc Tessier

Live report

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