//MAT BASTARD marque son EMPREINTE dans le 77

Live Report, Rock | 24 avril 2018

Direction le 77 que certains humoristes aiment railler. Ce soir, 12 avril, si Mamusicale s’exporte à Savigny le Temple, c’est pour le concert de MAT BASTARD à L’Empreinte, une salle avec une programmation de qualité et un accueil très sympa. Mat Bastard nous avait reçus en octobre dernier, lors de son passage dans la capitale. Entretien exclusif à redécouvrir sur mamusicale.fr

L’ouverture de la soirée, est assurée par A-VOX, un duo constitué d’un frère et d’une sœur également femme et beau-frère de MAT BASTARD. Anthéa au chant/guitare/clavier et son énergie sauvage – dans laquelle Mat doit se retrouver – et Virgile à la batterie.

Le set va durer 40 minutes d’une électro punk à géométrie variable : parfois très punk ! Parfois trop électro ? Ce qui est certain c’est que leur prestation est efficace, intense. Une bonne partie du public est conquis.

Pendant le changement de plateau, la salle se garnie pour être pratiquement pleine à l’arrivée de MAT BASTARD … c’est qui … l’ancien chanteur de Skip the Use … Ah ok. Avec la tournée débutée il y a presque un an par les festivals puis les clubs et bientôt à nouveau les grands festivals, ce dialogue va définitivement appartenir au passé.

« Wild » débute le concert évidement sauvagement. Ce titre qui ouvre également l’album « Loov » sorti en 2017. MAT BASTARD est accompagné par Enzo Gabert à la batterie, Nelson Martins à la guitare, Mikael Lienard à la basse, Olivier T’Servrancx à la guitare et Bertrand Charlet au son. En plus des intentions, le line up est constitué pour envoyer un gros rock speedé parfois punkisant comme MAT BASTARD le distille depuis plus de vingt ans. Après « Shift the control » c’est « Rosemary » avec des guitares accrocheuses et une rythmique bien lourde. MAT se fait plaisir et demande au public de reprendre le refrain, ce que nous faisons avec gourmandise et talent !

Certes ce concert à l’Empreinte est particulier, c’est le dernier de la tournée des clubs mais ça n’explique pas toutes ces bonnes ondes que le groupe dégage. Les six lascars sur scène ont une grosse décontraction, une vraie aisance et montrent un réel plaisir à être ensemble, à se chambrer.

Sur « Honestly » le rythme se fait Reggae et MAT délivre un flow ragga à couper le souffle. Sa voix si particulière s’adapte à tous les styles avec brio. « Stay close to me », le cinquième titre, clôture enchaînement des titres du nouvel album. A la demande de MAT, sur scène comme pour l’ensemble du public on se fait un footing sur le tempo. Je confirme, le charismatique MAT BASTARD adore présenter, raconter, expliquer entre les titres. Pour introduire le prochain morceau, MAT raconte que la vision de sa femme sur scène ce soir l’a rendu romantique. Et il part dans une version de «Je t’emmène au vent » de Louise Attaque dévastatrice et très courte que les spectateurs reprennent avec la même frénésie.

Nouvelle présentation de ce qui va suivre …  par MAT, et à l’entendre « c’est le moment pas bien du concert » ! Ce sont les morceaux d’avant, des débuts, de la punkitude ! « The incredible story of Bobby Lee », « Don’t wanna be a star », « I’ve got the world » sont des titres de CARVING dont faisaient partie MAT, Olivier et Mike. Après ce passage « canal historique », on repart sur le nouvel album avec « Shout »  qui débute la série. Tous les bras sont en l’air, l’ambiance est montée d’un niveau. Avec « Vivre mieux » c’est un message envoyé à toutes ces gros lourds qui veulent t’expliquer comment vivre mieux, qui savent ce qui est bon pour les autres ! Sur ce morceau les riffs sont énormes, l’atmosphère est très chaude, le public comblé. Arrive « Wrap » une reprise d’un groupe hardcore Bloody Beetroots. La version de MAT est juste phénoménale. Je suis bluffé par l’intensité et la vérité que déploie MAT sur scène et ça depuis l’entame du concert. On termine avec un « Tamachute » super efficace car facile à reprendre en chœur. Les guitares font des envolées à ne plus avoir envie de redescendre ! C’est canon mais c’est fini et trop court !

CLAP CLAP CLAP c’est le rappel, ils reviennent avec un tube, le « Ghost » de Skip the Use. C’est vrai que cette chanson sans les voix des « petinenfants », avec de grosses guitares et un MAT qui hurle à se casser la voix, mais qui reste juste et claire, est un tel moment de puissance, de don au public, de frénésie, d’échange que ça fusionne en bonheur musical. C’est l’heure des remerciements à tous, son entourage personnel, professionnel, au public qui vient voir des concerts de Rock. Malgré l’énergie débordante de MAT sur scène, on le sent presque fatigué de se battre pour exister en jouant du Rock.

Ils nous envoient un « Bastard song » (présent sur le premier album de Skip the Use de 2009) complètement fou et/ou génial ! Chaque musicien change d’instrument. MAT à la batterie,  Enzo à la guitare, Mike au chant … et ce nouveau line up met le feu. On a tous envie d’être des gros bâtards pour qu’ils nous écrivent des morceaux de la même force. On se quitte avec « Porcherie » des Béru, le message essentiel de MAT est bien celui du vivre ensemble, ce que ne prône toujours pas les « fhaineux ».

Complètement survoltés durant tout le concert, MAT BASTARD et les musiciens délivrent un concert incroyablement dynamique et interactif. Au-delà du style musical, c’est l’énergie, la rage qui explosent tout, avec toujours en fond, un discours de bienveillance et de tolérance.

Allez voir MAT BASTARD sur scène, il est chez lui. Retrouvez toute son actualité sur matbastard.com et sur Facebook.

Retrouvez l’album photos du concert sous l’œil averti d’Ingrid Bailleul. C’est par ici.

 

 

// Live report : Marc Tessier

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