//Les FATALS PICARDS à L’Olympia : Rock’n déconne

Live Report, Rock | 24 octobre 2017

Samedi 14 octobre 2017, les FATALS PICARDS retrouvent l’OLYMPIA, un an après la sortie du dernier album « Fatals Picards Country Club ».

Frédéric FROMET a assuré la première partie … et pour assurer, il a assuré ! Avec des chansons composées pour l’émission « Par Jupiter » diffusées sur France Inter ; il a régalé l’auditoire avec ses titres satiriques, « Tu nous entends ?! » avec Fauve dans le viseur, «  Chante et mets ton serre tête », « Ode à la Russie ». Que dire de « On va tous crever », parodie de Damien SAEZ ? Que c’est une réussite totale ! Avec un applaudimètre intense,  le public  réclame un rappel, plutôt exceptionnel pour une 1ère partie…hélas en vain.

Pour vous marrer en chanson : Frédéric FROMET est tous les dimanches à 19h à la Comédie de Paris, en tournée dans toute la France et le vendredi à 17h55 sur France Inter.

Un message sonore nous informe que l’Olympia nous offre un entracte de 20 minutes … quel gentil cadeau !

Il est environ 21h00 quand les 4 FATALS PICARDS arrivent sur scène avec costumes de la photo de l’album « Fatals Picards Country Club » : Paul  Léger au chant, Laurent Honel à la guitare, Jean-Marc Sauvagnargues à la batterie et Yves Giraud à la basse. Paul prend le micro et lance « nous sommes les FATALS PICARDS » et monte la clameur des grands soirs !

« A la vie, à l’Armor », extrait du dernier album, débute le set. Dès l’entame, la salle est chaude, les fans sont là. Malgré les paroles « Dans tous les concerts de Nolwenn à Scorpions, il y aura toujours un con avec un drapeau breton», quelques drapeaux bretons sont de sorties. Le ton de la soirée est donné. Un petit coucou au dernier des hippies avec  « Le retour à la terre » et tout le monde fait le V avec les doigts, signe de paix depuis les sixties. Le public est super chaleureux. Avec « Le magnet du Jura », « Boom » et « La sécurité de l’emploi » c’est un démarrage tonitruant (aucun rapport avec un escroc italien !).

On se calme. Paul reprend son souffle pour attaquer «L’amour à la française », chanté à l’Eurovision 2007, on passe au glamour et au suave avec « Laissez-moi danser », Rip Dalida, avec une invitée, prestigieuse dans les milieux autorisés, Lolla Wesh, un personnage de cabaret, entre drag queen barbue et vielle vamp.

C’est une soirée particulière, l’Olympia c’est l’occasion de se faire plaisir et d’inviter des potes.

Kemar, chanteur des NO ONE IS INNOCENT, sera le premier pour interpréter en duo «  Le Reich des licornes ». Titre qui fait réfléchir sur la relativité des choses puisque « au pays des licornes les cocus ressemblent à des tricératops », l’ensemble des spectateurs reprend le refrain. Un clin d’œil des FATALS au No One avec la reprise « Charlie » en souvenir d’un tragique 7 janvier.

Jean-Marc, sous les acclamations, abandonne sa batterie pour chanter « Mon père était tellement de gauche » en acoustique, accompagné au piano par Alexis Campet (présent sur une quinzaine de morceaux) et avec le public chantant en chœur. C’est vraiment un moment très émouvant. Une remarque impertinente toutefois, si le père est tellement de gauche … que fait-il dans une église !!! Ce passage calme permet aux premiers rangs de la fosse, actifs depuis le début, de souffler un peu.

Nouvel invité, Francois, le tonton de Paul, à la contrebasse pour une cession acoustique, mais néanmoins intense, comprenant « Canal St Martin » avec les 4 FATALS au chant. Belle émotion. Suivent « Tais-toi et creuse » et « Les manouches ».

Place à la variété et à la boule à paillettes, avec « Le chanteur de variété », dédié à Jean Rochefort, qui évoque une ambiance triste et pathétique comparable au film Tandem.

Suivent des hymnes du groupe, que sont « Le combat ordinaire » et « Bernard Lavilliers ». La suite est apocalyptique avec un « Atomic twist » de folie et un jeu de lumière positivement hystérique. Le public est au diapason.

Ces quatre fatalités picardes, nous présentent, un nouvel invité en la personne de Manou, chanteur d’ELMER FOOD BEAT. Anecdote personnelle : j’étais à leur concert à l’Olympia il y a 28 ans … et il semblerait que 28 soit également le nombre de kilos que lui et moi avons pris ! Fin de l’anecdote.

Manou et surtout Paul chante « Défibrillateur » puis c’est une reprise d’ELMER FOOD BEAT, «  La caissière de chez Leclerc ». Comme le confesse Paul, on peut facilement comprendre, que le garçon de 12 ans, qu’il était à cette époque, allait chez Leclerc avec d’autres images en tête après avoir entendu « je la prendrais bien sauvagement au bord du tapis roulant »

Aprés « Les princes du Parc » et « Chasse pêche », on termine avec « Noir(s) » et ses illusions perdues dynamisées par son « Pa pa la pa la pa » d’anthologie. L’enthousiasme de l’auditoire se transforme en célébration.

Le public des FATALS PICARDS est divers, pluriel, éclectique : jeune, beaucoup moins jeune, fan de rock, ancien punk, chauve, chevelu, de gauche, pas de droite, famille, parisien, provincial, tout comme leurs compositions. Un concert des FATALS PICARDS est un moment de partage composé de sourires, d’une énorme énergie et toujours avec la déconne comme moteur. Leur bonne humeur est contagieuse. Ils sont heureux d’être là et ça se voit.

Noir sur la scène, il est 23h, le public est chauffé à blanc et gronde pour un rappel. Retour du groupe qui remercie le public et le label Adone.

Rappel sous la bannière de la punkitude. « Fils de P », extrait du dernier album, est d’une ode à l’antipathie qu’inspire Poutine, précède « Punk à chien ». Ce rappel est musclé, puissant, physique et ça ne change pas sur  la reprise de Mylène Farmer « Sans contrefaçon » en présence de Lolla Wesh (comme cerise sur le plateau !). Le dernier titre du concert est «Punks au Liechtenstein » avec un final frénétique évoquant une alerte rouge de fin du monde, en tout cas de fin de soirée. 2h15 de concert, le temps passe vite en bonne compagnie.

 

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Crédit photo : Morgan Eloy

 

// Live report : Marc Tessier

Live report

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