//Chaton enivre la Maroquinerie

Chanson française, Live Report, Pop | 25 mars 2018

Simon Rochon Cohen, revenu sous les traits de Chaton, a présenté son projet très attendu « Possible » il y a quelques semaines. L’occasion pour le musicien d’investir haut-la-main la Maroquinerie. Et c’est une salle pleine à craquer qui a accueilli à bras ouverts un set empreint d’humanité.

 

On s’est très rapidement demandé comment la musique de Chaton pouvait rendre sur scène. Depuis la sortie de Poésies, single qui aura propulsé son maître dans les charts, le projet a fait couler beaucoup d’encre. En abordant des thématiques actuelles, Chaton ne touche pas son public qu’avec le fond. La forme, aussi, vogue sur des sonorités électroniques, donc modernes, sans pour autant transcender les genres. Parce qu’il reste encore un soupir de chanson française au bout de cette plume. Le public, en tout cas, n’a pas d’âge et sa diversité frappe autant que son enthousiasme.

Un poil après 21h00, Chaton apparaît sur scène. Il fait sombre, l’ambiance se tamise et l’ambiance se pose, petit à petit. Intimistes, les jeux de lumières grandiront, au fil de ces quasi-80 minutes de concert. J’attends en bas, N’importe quoi, Pas de doute, Chaton enchaîne  ses nouveaux morceaux pour les fans les plus aguerris. Boîtes à rythmes et synthés bouclés posent le décor. Chaton n’a plus qu’à ajouter sa voix, d’une sacrée douceur, auto-tunée sans jamais atteindre l’indigestion. Il offrira même un couplet hommage au duo rap le plus fructueux, les rois PNL, en interprétant un passage du titre Béné.

Si les premiers rangs connaissent déjà les paroles par cœur, le reste du public se délecte, observe avec curiosité cette prestation à la fois minimalisme et aboutie. Viens le temps des paroles, et Simon en est friand. « Il en dit quoi Patrick Bruel ? », entre deux paroles écrites sur le fil tendu de l’imagerie et de la punchline, Chaton s’accorde des pauses pour communiquer. Généreux, il remercie son équipe technique et ses tourneurs, « sans qui rien de tout cela ne serait possible aujourd’hui ». Viennent les moments fédérateurs et réjouissants Coco et Alex, qui embarquent la Maroquinerie dans une danse sensuelle. Discrètement, il empoigne une guitare acoustique et propose Pas le feu, morceau oxygénant, jolie ballade sentimentale.
« Je sais que vous voulez entendre Poésies, mais mon tourneur m’a appris à ne pas la jouer avant la fin, sinon le public se barre juste après ! », plaisante Chaton.
Un mal pour un bien, puisqu’il offre une reprise sucrée du trésor québécois de Céline Dion, Pour que tu m’aimes encore. Au sommet de son set, le musicien admire un instant les spectateurs. « Je rêvais de remplir des salles, pas de remplir des verres dans mon salon », Poésies est l’apogée de la soirée. « On revient bientôt ». En fin de parcours, Chaton remercie une dernière fois la Maroquinerie et en enregistre une boucle sonore, qui perdure jusqu’à ce qu’il quitte définitivement la scène. Celle-ci est encore bercée de ce moment suspendu dans le temps.

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// Live report : Samuel Regnard

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