//NANS VINCENT NOUS DIT TOUT SUR SON 1ER ALBUM

Chanson française, Interview Artistes, Pop | 17 juin 2018

Nous avons profité du passage de Nans VINCENT à Paris le 30  mai dernier pour le rencontrer et découvrir un peu plus qui se cache derrière ce jeune artiste haut en couleur. Rendez-vous pris dans l’antre de la Dame de Canton.

Bonjour Nans,

Est-ce que c’est ton premier projet musical ?

Oui, c’est mon 1er projet.  Le style musical actuel a pris du temps. Avant j’étais en guitare voix, seul ou encore avec des arrangements plus rock. Aujourd’hui, le fait de travailler avec des machines date d’il y a 2 ans. On a mis cette solution en place avec Youenn Brelet qui m’accompagne sur scène avec qui j’ai vraiment une fusion scénique.

Quelle est ta formation musicale au départ ?

Je suis autodidacte. J’ai pris des cours de guitares et de chants mais rien à voir avec du conservatoire. J’ai appris avec des gens dont l’approche musicale n’était pas du tout  classique, donc avec une grande liberté d’expression, à l’envers de Youenn qui lui a fait 12 ans de solfège et de conservatoire. J’écris et je compose les chansons et nous faisons les arrangements ensemble.

 

Quels sont les artistes qui t’ont nourri pendant ton adolescence ?

J’ai été élevé  avec le rap, le hip hop. A 23 ans aujourd’hui, c’est ma génération…Quand j’étais petit, on nous expliquait qu’IAM sera toujours ce qu’il y a toujours de mieux. Pendant mon enfance, il y avait des artistes comme Sniper qui émergeaient sur la scène rap/hip hop des années 2000. Ils étaient dénigrés par les vieux du rap mais pour nous c’était un truc extraordinaire. J’ai vraiment été élevé la dedans ! En même temps du côté de mes parents j’ai été élevé avec des choses très classiques comme Brel, Renaud ou encore du Brassens. Le trio gagnant que l’on n’a pas le droit de toucher….Brassens, Brel, Ferré.

 

Pourquoi ce disque ?

Après de nombreux concerts, il était important pour moi de me poser et de faire un arrêt sur image dans une période précise. Les tournées c’est sympa mais je voulais un support, c’était nécessaire !  En avril 2017 nous sommes allés dans le studio de CNX Apocalyps pour enregistrer l’album « ça va mieux, merci » qui est sorti il y a quelques semaines. CNX a d’ailleurs fait toute la réalisation et on a retravaillé les sons ensemble.

Qu’est-ce que tu préfères, la composition, le studio ou bien le live ?

Le live c’est l’objectif ultime. J’apprécie vraiment la période de création. Je fais ça seul, l’écriture est pour moi quelque chose de très solitaire. Cette période-là est une ébullition permanente, je dors peu. Je suis capable d’écrire 3 tonnes de vers (rire…) pour au final garder une demi-page de texte. Mon but est d’arriver toujours à l’essence du mot. Il y a trop de chansons à mon goût aujourd’hui, écrites avec trop de mots là ou parfois il y a juste besoin de dire le ciel est bleu.

Dans ce disque, il y a des histoires personnelles, non ?

Oui, c’est vrai en partie…

Est-ce que l’on peut dire que cet album est un peu une partie de ta vie ?

Il y a des liens indirectement entre certaines chansons mais je n’ai pas cherché à faire une histoire.

La chanson «Pas marrant», c’est vraiment un cri de douleur au milieu de l’hôpital. C’est aussi le tableau de n’importe quelle personne qui y a mis les pieds pour elle-même ou pour quelqu’un. Je parle du neurologue mais ça pourrait être un autre spécialiste. On va tous à un moment donné à l’hôpital, tu vois !

Et le titre Lucifer…. la façon dont tu parles de l’enfer, c’est original ?

Mon ami n’allait vraiment pas bien. Quand tu vois un ami tomber, un ami proche, c’est comme la famille. Avant d’écrire la phrase du refrain, je me la suis dite, je n’ai pas réfléchi, c’était spontané : Comment ça pourrait être pire ?

Tu es en tournée déjà depuis février 2018 pour défendre ce très bel album. Comment réagit le public après 40 concerts ?

C’est assez drôle en fait … je vais te parler des gens qui ne connaissent pas du tout ce que l’on fait et qui découvrent. Au premier morceau, ils ne comprennent pas. Ils regardent assis, les bras croisés, en se disant : c’est quoi ce truc ?   Est-ce que je dois écouter ou bien danser.

Et au 2ème morceau, ça commence à bouger la tête et ensuite ça coule de source (rire…) Sur les quarante dates, on n’a pas eu une seule mauvaise expérience depuis le début ! Très bons retours, les gens sont super contents et reviennent aux concerts. On a fait de supers concerts dans la Nièvre. Les gens font 40 kilomètres pour revenir nous voir la semaine suivante. C’est vraiment génial pour nous !

Ça change de Paris où tu joues ce soir !

Je ne parle même plus du public parisien… J’ai des copains musiciens qui disent une phrase très juste : Nous, on ne joue plus à Paris, on ne joue qu’en France et en Bretagne (rire…)

Quelques questions sur ta personnalité. Dans la vie, tu es plutôt chef de bande ou solitaire ?

Solitaire, sans hésiter ! J’adore être en société mais je n’ai pas cette capacité à garder le lien avec les gens.

Quelle qualité aimerais-tu avoir que tu n’as pas ?

Je ne suis pas impatient mais si ça ne va pas comme j’ai prévu que ça soit pour des trucs importants, je suis capable de péter les plombs. Peut-être, être plus flexible (rire…)

Merci Nans d’avoir pris le temps de nous accorder ce moment avant ton concert ce soir à La Dame de Canton.

Merci à toi

Retrouvez toute son actu sur vincentnans.com

Crédit photo : Marie Eve Humbert

// Interview par : Yann Chesneau

Chef de publication & chroniqueur Albums / Interviews / Live report

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