//INTERVIEW HEY LIFE – « MASQUERADE » UN COCKTAIL POUR RESPIRER ET S’AMUSER

Interview Artistes, Pop / Rock | 7 décembre 2018

 

C’est avec surprise et enchantement que Mamusicale découvre ce jeune groupe Hey Life. Après deux singles (« The way out » et « Morning »), ces cinq rockeurs à l’énergie débordante sortent leur premier EP « Masquerade » disponible depuis le 7 décembre.

Un cocktail haut en couleur, riche de différents styles, avec comme mots maîtres : la passion et la positivité ! Rencontre avec Jean-Charles (guitariste) et Antoine (bassiste) avant leur Release Party ce samedi 8 décembre au Bus Palladium.

 

Hello JC et Antoine ! Ravie de vous rencontrer. Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter à Mamusicale, comment votre groupe s’est formé ? Pourquoi « Hey Life » ?

Antoine : Ça a commencé avec une bande de potes au lycée, on aimait le rock, on a rapidement voulu faire un groupe ensemble, mais le noyau changeait souvent. Et là ça va faire bientôt 2 ans que Hey Life est né car on a rencontré Julien, le chanteur.

JC : On a forgé nos armes pendant un petit temps, on avait donc une ancienne formation du groupe, mais on avait besoin de changements, et lorsqu’on a rencontré Julien, ça a très vite matché. Il a été le pilier pour renouveler notre image et écrire une nouvelle page. Nous sommes les 5 piliers fondateurs du groupe mais c’est vraiment avec lui que l’on a pu construire quelque chose de nouveau, qui nous ressemble.

Hey Life c’est un message positif, qui transparaît la bonne humeur, la joie de vivre. C’est en rentrant de soirée et en écoutant une veille musique de Lower Than Atlantis que j’ai eu l’idée du nom de groupe. A un moment précis de la chanson il dit un « Hey life! » tellement naturellement que j’ai eu un déclic pour le nom de notre groupe. Hey life c’est pour respirer et profiter de la vie. 

Parlons de ce premier EP, vous avez sorti 2 singles avant. Pourquoi « Masquerade », comment s’est construit cet EP, que représente t-il ?

JC : On partait d’une page blanche et on était très fiers de montrer notre nouvelle formation et notre identité visuelle. Le thème global qui ressort de notre EP c’est l’humain au travers des apparences. Chaque morceau a son propre message mais au travers des 5 morceaux, on retrouve bien l’idée de « Masquerade » et des masques. Pour « likeholic » on évoque la dépendance des réseaux sociaux, « Weird day » porte sur la différence des autres, et l’acceptation au-delà des masques..

Antoine : Comme JC l’a dit, chaque chanson va montrer d’une certain façon un être humain qui soit n’assume pas, ou va vouloir cacher sa propre personnalité, s’oublier lui-même, pour un aspect superficiel. Toutes les musiques vont aller sur ces thèmes là, mais avec une histoire différente à chaque fois. 

Un premier EP ce n’est jamais facile. Est-ce que ça a été dur, êtes-vous satisfait du rendu final ?

JC : On a la chance d’avoir un noyau dur, notamment avec Romain, notre producteur-arrangeur. Une fois qu’on a passé l’étape de l’écriture, de la composition, on a eu la chance de faire quelques lives, de tester nos morceaux. Et grâce à Romain, qui est une personne extérieure au sein du groupe, nous pouvons confronter nos idées avec son regard plus objectif. Il y a tellement d’étapes entre l’écriture, les répétitions, l’enregistrement… l’EP c’est un vrai challenge car on est obligé de figer tout ça. Ça demande beaucoup de travail, de rigueur, mais une fois qu’on a le CD dans les mains on est très contents et récompensés.

 Votre style s’inspire de différents genres musicaux, était-ce une volonté pour vous de mélanger, varier, si oui, pourquoi ? Vous vous démarquez des groupes français, sans genre. En France on est rangé dans des cases, surtout quand on chante en français.

Antoine : On fait ces mélanges pour nous et pour le public. C’est vrai qu’en France on nous met rapidement dans des cases, ce qu’il se passe c’est qu’il y a des groupes de rock qui vont être très vite édulcorés. Sur scène on va retrouver des groupes très pop rock ou très métal. Et au milieu je pense qu’il y a un public qui ne s’y retrouve pas forcément. Et avec nos mélanges rock, funk, groovy, je pense que Hey Life a quelque chose à offrir de ce côté là.

JC : On transpire ce qu’on aime ! On a nos influences communes et justement on essaye d’en faire un mélange naturel, sans forcer quoique ce soit. Avec notamment la chanson « One more dollar » on va avoir des riffs assez lourds et puissants plus comme du métal, mais à côté on va mettre des cuivres pour donner un petit côté pop à tout ça.

Antoine : Au final une harmonie se crée, enfin on espère ! Car il y a un juste milieu qu’on peut trouver, une case qu’on peut créer sans étiquettes. 

Vous semblez aimer les clips décalés, avec « The way out » sorti en octobre 2017 et maintenant « Here’s the thing about Lilith ». On ressent une certaine insolence, de l’émancipation, des faux-semblants, mais en même temps de la positivité. Qu’est-ce que vous souhaitez retranscrire à travers vos clips ?

JC : Oui on aime ce terme « décalé », ça nous correspond bien. Par exemple avec « The way out » le clip est décalé avec cet inventeur. Mais ce qu’on aime, c’est laisser place à l’imagination du spectateur, qu’il puisse se faire sa propre histoire. Et pour « Here’s the thing about Lilith », le clip est aussi assez décalé, on suit une succube qui représente des personnalités qui peuvent être superficielles et vides de sentiments. Le clip est plus sombre, c’était un parti pri. Et à travers cette vidéo nous voulions également nous montrer autrement qu’en tant que musicien, c’est-à-dire en acteur.

Antoine : Nous on se marre à faire de la musique, à proposer des idées. Nos clips sont un peu un miroir de notre personnalité, de notre univers. 

Vous êtes 5 dans ce groupe, à travailler ensemble, est-ce que c’est difficile d’entretenir une cohésion de groupe ? Diriez-vous que vos différences font votre richesse ? Chacun apporte une touche différente dans le groupe ?

JC : On essaye d’être assez intelligents pour tirer les richesses de chacun, même au-delà de la musique, c’est-à-dire tout ce qui entoure la vie du groupe en dehors. Il faut trouver les forces de chacun pour les mettre en avant. On prend chaque brique pour construire des bases solides. Il y a souvent des débats pour que chacun puisse proposer une nouvelle manière de s’organiser…

Antoine : On fait tout nous même, nous n’avons pas d’équipe derrière nous, donc on essaye de faire les choses bien professionnellement, que ce soit dans le domaine visuel ou communication… donc on débat beaucoup tous ensemble par rapport à ça. On y va à fond tous ensemble ! 

Votre release party est ce samedi 8 décembre au Bus Palladium. Comment vous sentez-vous ?

Antoine : On a très hâte ! Un tout petit peu stressés.. (rires) c’est le moment de montrer ce que l’on sait faire, ce que l’on peut donner au public, ce qu’on a envie de leur faire ressentir. On s’est beaucoup préparé.

JC : Ce concert va être la conclusion de 6 mois de travail. On veut que ça soit plus qu’un concert, que ça soit comme une grande soirée où les gens s’amusent et viennent découvrir les groupes, pouvoir échanger avec eux. On veut donner vie à notre EP sur cette scène du Bus Palladium ! 

Votre actualité pour les prochains mois ?

JC : Nous sommes qualifiés pour les vendredis du rock de Versailles, la finale sera le 17 mai ! Ensuite, L’idée pour l’année 2019 c’est de faire vivre notre EP à travers les concerts. Un nouveau clip va sortir début 2019.

Antoine : On ne veut pas rester enfermés dans la composition pendant des mois, mais vivre à travers nos lives, bouger avec le public !

Une anecdote à partager avec nous ?

Antoine : La chanson « One more Dollar » est née grâce à Julien, le chanteur qui, en descendant du métro nous a envoyé un petit enregistrement qui reprennait le refrain. Du coup lors de la session studio, nous avons décidé de garder ce petit enregistrement et de le placer à la fin du morceau. On a trouvé ça cool, du coup c’était un petit clin d’oeil ! 

En un mot : qu’est-ce que la musique/ce groupe vous apporte personnellement ?

JC : Pour moi ce groupe c’est mon carburant ! C’est vital. Cet EP c’est un morceau de nous, on va évoluer ensemble à travers cette passion vitale commune.

Antoine : La musique c’est un moteur, un défouloir, ma motivation première, malgré les soucis. Ce groupe c’est mon boost ! On met toute notre énergie, on y va à fond, pour cette passion.

 

Un groupe plein de surprises et débordant d’énergie à découvrir de toute urgence ce samedi 8 décembre au Bus Palladium !

Vente des tickets ici : helloasso.com                       Pour suivre leur actualité : heylifeofficial.com

 

// Interview par : Camille Mutin

Interviews / Live report / Albums

// Laissez un commentaire

Nom ou Pseudo (*)

Email (*) Ne sera pas publié

Votre Commentaire (*)

Je calcule parce que ne suis pas un robot :