//GAUMAR, OU LA VIE EN JAUNE ?

Interview Artistes, Musique Urbaine | 6 novembre 2018

A l’occasion de la soirée « Eskisse » du 24 octobre 2018, dédiée à la découverte de jeunes talents émergents, nous avons rencontré la pétillante Margaux, alias Gaumar de son nom de scène. A 23 ans, elle vient de sortir son premier EP, Yellow, dans les bacs et disponibles sur les plateformes musicales en ligne depuis juin dernier.

Comment qualifies-tu ton style de musique ?

Je fais de la pop urbaine, en mêlant l’influence du reggae, du hip-hop et du jazz.

Quel a été ton parcours musical pour en arriver là ?

Je chante depuis toute petite. J’ai commencé à écrire naturellement mes chansons à partir de 15 ans, j’ai toujours aimé écrire. J’ai suivi les cours Florent Musique, puis j’ai signé avec le label Active Records. Je fais des petites scènes régulièrement à Paris depuis 3 ans maintenant.

Quels sons, chanteurs ou groupes t’inspirent ?

Je suis vraiment inspirée par toutes les chanteuses très grooves, du style Selah Sue, Amy Winehouse, Jain ; et des groupes comme Deluxe, ou The Cat Empire, qui sont festifs, avec des cuivres et des saxophones. Je suis très optimiste et j’essaye de retranscrire ça dans mes textes et sur scène.

Tu préfères la scène ou le studio ?

La scène ! J’ai un projet vraiment live de base, je me complète sur scène. C’est comme une grosse fête à partager avec les gens.

Comment est née cette idée de produire l’EP que tu viens de sortir ?

J’écris beaucoup par rapport aux histoires que je vois ou qu’on me raconte. Mes textes peuvent parfois être assez mélancoliques, mais j’essaye de les ajouter de manière assez festive à ma musique et de faire un mix. Je trouvais ça intéressant à cette période car je pense qu’en 2018 tout a déjà été fait en musique, il faut retrouver les bons mélanges. C’était assez urgent de sortir mon EP à ce moment-là, ça représente les trois dernières années de ma vie, de ce que je pense du monde, des gens, des sentiments, c’est encré dans une époque.

Avec qui as-tu collaboré pour faire cet EP ?

Avec Thomas Leiva, qui est mon pianiste sur scène et mon directeur artistique, que j’ai rencontré au cours Florent. Ça fait 3 ans qu’on fait de la musique ensemble, on a composé la majorité des titres de l’EP ensemble, c’est vraiment mon compagnon musical. Puis on les a amenés à Théo Maxyme qui a produit l’intégralité de l’EP.

Pourquoi avoir travaillé avec Théo Maxyme ?

On a eu un coup de foudre, un feeling musical. Après m’avoir entendue chanter sur scène, il m’a dit « si tu as des maquettes, amène-les-moi ». C’était une évidence. L’EP est allé très vite car c’était très fluide, c’est génial quand on tombe sur des personnes comme ça, qui sont dans la même atmosphère, le même monde musical que toi. Ça donne quelque chose d’assez magique.

Tu as déjà sorti 2 clips, comment s’est passé le tournage ?

C’était deux tournages très différents. Le premier c’était pour la chanson « Entre tes doigts », on a fait des plans séquences. Je trouve que c’est la meilleure manière de raconter les histoires, en tout cas les miennes. Le deuxième, « Yellow », a été fait avec un financement collaboratif. On voulait représenter un hangar terne, qui se transforme au fur et à mesure où j’avance, qui brasse plein de personnages. Il y a une idée très optimiste et ouverte derrière cette chanson.

Comment s’est passé le financement collaboratif ?

On l’a fait sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank, il y a beaucoup d’artistes qui l’utilisent. Je trouve ça super, parce que tu reçois une somme, mais tu donnes une contrepartie aux gens. Ça donne l’impression de faire partie du projet, surtout pour une chanson comme Yellow qui parle de partage.

Y a-t-il d’autres clips à venir ?

Ouais ! on prépare le prochain clip qui s’appelle Sourire, et ça parle des gens qui font la gueule dans le métro. Là on est en plein tournage, le projet est en cours.

Dans ta chanson « Entre tes doigts », tu commences à chanter par « T’aurais pu être un dieu, un putain de héros ». Selon toi, que faut-il aujourd’hui pour être un « putain de héros » ?

En musique, c’est défendre une cause, quelle qu’elle soit. Ça passe par des sacrifices, être sûr de vouloir faire ça et s’engager à fond. Il y a toujours des choses à faire, il faut se donner les moyens d’aller plus haut. Il faut être très patient et avoir la gnaque.

Pourquoi le jaune ?

Déjà c’est ma couleur préférée, elle donne la pêche. C’est assez flagrant aussi. La pochette de l’EP c’est un carré jaune, rien d’autre. On voulait que l’optimiste soit visuellement retransmis, parce qu’aujourd’hui l’image est super importante. Ça représente vraiment pour moi la bonne humeur, le fait d’être bien avec soi-même et avec les autres, le partage.

Quels sont tes projets futurs dont tu voudrais nous parler ?

Je prépare mon premier album, avec 11 titres, qui va sortir au printemps. J’ai juste hyper hâte !

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Crédit photo : Jérémie Levypon

 

// Interview par : Marine Saint-Germain

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