//EMK, éclectique, électrique, féminin

Electro / Rock, Interview Artistes, Pop | 8 avril 2018

Pourquoi EMK ?

Emmanuelle Musikeys, c’était mon nom de scène initialement.

D’où ça vient ?

Je cherchais une adresse e-mail à la base *rires*, j’ai trouvé la liaison sympa. « EMK », ça se retient facilement.

La genèse de ton projet ?

Tout a commencé à 17 ans, quand j’étais dans un groupe de rock de reprises. Le bassiste de l’époque montait son label indépendant, il m’a proposé d’être sa première artiste. Ça m’a poussé à découvrir l’univers de la composition. Je n’ai jamais arrêté depuis et j’ai fini mon premier Ep « Stand Up » après cette époque.

Autodidacte ?

J’ai appris le chant à ma façon, sans prendre de cours.

Ton EP « Electric Way » est sorti en 2017, quand est-ce que tu t’es dit « ça y’est, il est terminé » ?

J’ai vu la différence avec le premier EP, que j’ai mis quatre ans à produire. J’ai fais en fonction de mes erreurs passées et décidée de la finition d’Electric Way en me disant « il faut y aller ». 

Quel a été ton plus grand accomplissement ? 

L’apprentissage de la vie, tout simplement. Comment on évolue, la maturité de mon état d’esprit m’a permis d’aboutir à cet EP.

Ta musique retranscrit ta vie personnelle ?

Je ne sais pas comment chanter autrement que ce qu’on est. C’est un principe très introspectif !

Ton EP en quelques mots ?

Eclectique, électrique… féminin.

Féminin ?

Au delà de la forme, oui, dans ce que cela représente de plus sensuel, de plus iconique. Dans ce qu’une femme peut représenter dans notre société contemporaine, également dans le monde de la musique.

 Tes influences ?

Pour cet EP ; Synpason, Major Lazer… beaucoup de musiques électroniques !
Mais aussi Du Patrice, du Ayo. D’instinct, j’écoute beaucoup de remixes et d’instrumentaux. J’adore collaborer avec des DJs. Seul, on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. D’ailleurs, si mes chansons sont passées dans des
clubs, c’est tout bénéfique !

Sur scène, comment ça s’organise ?

J’ai fais appel à une équipe qui n’a pas fait parti du projet en studio. Deux musiciens formidables, pour les pads électroniques et la programmation live.

Comment s’organise la conception d’un morceau ?

Il n’y a pas de règle. Les paroles viennent souvent la nuit. Si une idée fuse, je me sens obligée de me lever à 4h00, même si je suis morte de fatigue. Au risque de perdre le regain d’inspiration…
Le titre Madness a été écrit à 5h00 du matin. Je me suis retrouvé dès 11h00 en studio, pour deux jours d’enregistrements, avec Fabrice Costello, le réalisateur de l’EP.

Comment expliques-tu cette plume nocturne ?

On doit être nombreux dans ce cas là. Je suis quelqu’un qui rêve énormément, qui se souvient longtemps de ses cauchemars. Là-bas, il y a vraiment un monde. Ce qui me donne cette énergie ? La lune, peut-être « rires »

Je le conçois, écrire au milieu de la nuit, ça a ses inconvénients, même si tout est, finalement, a gagner.

Tu as d’autres passions ?

Le street-art et la photographie. Je suis très sensible à l’image.

En général, je choisis des lieux qui me plaisent pour produire ma musique. Le Feeling Good Paris par exemple, chouette endroit.
Le quartier de BFM regroupe aussi pas mal de street-art. J’utilise beaucoup Instagram pour partager tout ça, j’adore le concept !
 

L’actualité te donne de l’inspiration ?

Je ne veux pas exprimer un avis tranché. Du haut de mes 27 ans, je préfère inviter à réfléchir que d’imposer mes idées. Le clip de Background, par exemple, est assez profond et sociétal, mais je décris juste un tableau. En faisant le constat que l’on a pas forcément conscience de la réalité qui nous entoure. 

Le souvenir le plus marquant de ta carrière ?

La sensation de faire écouter pour la première fois sa musique grâce à Internet…
Sans oublier la libéralisation que procure la scène. C’est pour ça qu’on fait ce métier.

Ton rapport avec le public ?

J’ai presque tendance à faire un one-man show pendant mes concerts *rires*. J’en ai besoin, de cette proximité. Elle revient au galop quoiqu’il arrive. Sur scène, je suis moi-même, je me lâche, c’est tout.

Quoi de beau ?

Un concert à la Boule Noire à été confirmé le 14 juin, ainsi qu’une tournée organisée avec la chaîne de magasins Cultura.

Tu écoutes quoi en ce moment ?

The Blaze – Territory. Ils sont très forts.

Retrouvez toute son actualité sur Facebook.

 

 

// Interview par : Samuel Regnard

Interview & Live report

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