Mamusicale

//INTERVIEW-QUI EST VRAIMENT LIVIA ?

Chanson française, Interview Artistes | 14 novembre 2017

Bonjour LIVIA,

En faisant une petite enquête sur ton prénom, je me suis rendu compte que c’était un prénom plutôt rare en France. LIVIA est ton identité propre ou un personnage ? Et comment est né ce projet ?

C’est assez simple, LIVIA c’est moi. Je n’ai pas de masque. LIVIA est mon prénom, c’est moi sur scène. Je ne joue pas, je ne fais pas semblant. Mes chansons parlent de moi, de ma manière de voir le monde.

Nous naissons tous avec des facilitées dans certains domaines. En  ce qui me concerne, j’ai des facilités dans l’écriture depuis toute petite. Je suis arrivée, de manière très naturelle, dans le milieu musical. Je n’ai pas été poussée par mes parents, je n’ai jamais été fan d’un artiste. C’est quelque chose que j’avais en moi, l’envie aussi de faire du piano.

Est-ce ton premier projet musical personnel ?

Non, ce n’est pas le premier. J’ai souvent été leader des projets. Ça « m’emmerde » un peu d’être accompagnatrice ou juste interprète, je ne prends pas de plaisir. Donc, j’ai souvent eu des projets à moi. Le projet LIVIA existe vraiment depuis 5 ans. J’ai eu d’autres projets par le passé. J’ai une formation jazz et j’ai monté un groupe de jazz il y a 10 ans. A 18 ans j’avais aussi fait un groupe avec mes compos et j’étais accompagnée par un copain de lycée. Nous avions fait quelques dates dans les Yvelines dont je suis originaire.  Il y a eu aussi Livia trio jazz, ambiance « Norah Jones ». J’ai toujours chanté et joué du piano dans mes différents projets.

Tu dis que le projet LIVIA existe depuis 5 ans et tu sors bientôt ton 1er Ep. Que s’est ’il passé durant ces cinq années ?

Je te dis cinq ans, c’est depuis que le beatboxer est rentré dans mon projet. Aujourd’hui nous sommes trois. Quand je l’ai vu en concert, je me suis dit que je voulais bosser avec lui. C’est trop génial !

La batterie c’est chiant, ça prend trop de place (rire…) alors que le beatbox, il y a une performance vocale, un truc qui bluffe le public et moi aussi (rire…), j’aimais bien le timbre, le grain de sa voix. Nous avons fait beaucoup de dates, l’Ep a mis du temps à venir. Peut-être une appréhension inconsciente !

Les chansons que tu vas sortir, vivent déjà sur scène depuis un moment ?

Oui, depuis déjà longtemps.

Tu ne fais pas comme tout le monde (rire…). La plupart des artistes font l’inverse. Ils sortent l’album et ensuite vient la scène.

Oui, c’est vrai (rire…)

Tu parles d’appréhension. J’ai cherché les traits de caractères des LIVIA…

Ah oui !

Elles sont visionnaires, douées pour convaincre les autres à adhérer à leurs idées, elles aident leurs entourages à avancer et n’hésitent pas à les conseiller et les LIVIA sont modestes. Que penses-tu de cette description ?

Je me retrouve assez bien dans cette description, initier une idée. Je n’aime pas être à la remorque.

Tu préfères être la locomotive…

Ah oui carrément !

Tu as suivi une formation littéraire ou scientifique ?

J’ai fait un bac L. J’ai été passionnée par les lettres, j’ai adoré bouquiner. Les maths et tout ce qui est scientifique, je n’y comprends rien. Pour moi, c’est archi abstrait.

Le disque sort le 30 novembre « Le Blaireau Riche ». Comment s’est construit l’EP, musicalement parlant ? 

J’ai bossé l’album avec JR, qui est mon binôme, mon bassiste Jean-Roland. Il est le réalisateur de l’album. Nous avons travaillé pendant un an et demi. Ça a été un accouchement long (rire…) mais agréable. L’album est la fusion de nos travaux. L’ossature principale c’était moi et JR est venu bidouiller, arranger tout ça. L’album c’est nous deux. Et le beatboxer est venu se rajouter comme un musicien derrière.

Si on parlait de la couleur musicale de cet Ep, il y a 7 titres. C’est de la chanson française principalement. En approfondissant, c’est trop restrictif de dire ça… car en écoutant le morceau Le Blaireau Riche c’est du reggae. Tu m’as dit avoir une sensibilité jazz alors j’ai besoin de comprendre (rire…)

A 50 % c’est JR qui a mis sa patte. Il a mis sa touch dans ce titre.

Et là, tu l’as laissé faire….. 

Oui, c’est vraiment un travail que l’on a fait ensemble. Il a proposé cette direction-là, je lui ai laissé le bébé entre les mains.

Sur le titre La Mastication, beaucoup d’humour et d’élégance pour traiter le sujet de comment tes parents t’ont fabriquée. As-tu fait écouter cette chanson à tes parents ?

Ah oui (rire…)

Sur les 7 titres, quatre m’ont été inspirés par ma muse de l’époque, mon ancien compagnon. J’ai écrit ces chansons quand on vivait sous le même toit. La chanson Même si, parle de lui  comme Bah t’es pas beau.

Sur d’autres titres, tu slames comme sur L’histoire de. Tu aimes cette façon de chanter ?

Oui, j’aime bien. J’aime le groupe Fauve par exemple. C’est plus libre. Tu n’as pas besoin de respecter le nombre de pieds comme dans un couplet où tu dois suivre la mélodie. Là, il y a un quelque chose de libérateur, un côté fluide. J’ai aussi d’autres titres en cours sur lesquels il y a aussi du slam.

Par moment dans tes textes, tu utilises des mots crus, comme : « Tu m’auras baisée j’en aurai profité ». Cette façon de s’exprimer est volontaire, pesée… C’est aussi une façon de toucher davantage les gens ?

Carrément ! C’est fait de manière ponctuelle. Je fais ce moment d’électro choc et aussi parfois c’est poétique. J’aime bien mettre des mots crus. Le côté un peu incisif ! Je crois que j’aime bien parler crument, c’est assez jouissif. Un interdit que tu peux dépasser. Ma musique est mon psychologue imaginaire. C’est l’occasion de dire les choses autrement et plus facilement aux personnes comme le titre Papa.

Qui a réalisé cette jolie pochette de l’album ?

J’ai du mal à déléguer et je suis dans le méga contrôle de tout (rire…) ! Je bosse avec un copain dessinateur Lelefante, qui fait depuis longtemps mes flyers et qui a une patte intéressante mais je lui indique ce que je veux. Je savais exactement ce que je voulais comme visuel. Je voulais une pochette printanière qui fasse le renouveau, une nouvelle naissance, le début de quelque chose.

Quelle est ton actualité dans les prochaines semaines ?

Je viens de sortir le clip « le Blaireau Riche »  le 9 novembre.

Pour financer le projet dans sa globalité j’ai lancé un crowfunding sur KissKissBankBank

Le 30 novembre sortira l’Ep en numérique et en physique. Le même jour je serai en concert Aux Trois Baudets à Paris pour fêter tout ça avec beaucoup d’invités, d’amis. Ça va être ma Release party.

Sur scène vous serez trois ?

Oui, il y aura Sam au beatbox, JR à la Basse, moi au chant et piano mais aussi des Guest.

Je t’avais proposé que tu apportes un objet fétiche, qu’as-tu amené ?

Voilà mon objet fétiche (rire…), un lapin lumineux !

Pourquoi cet objet ?

Il m’accompagne tout le temps sur scène depuis 5 ans, je ne suis jamais seule. Inconsciemment ça m’amène une présence calme, c’est une lampe de chevet, un côté enfant se dégage.

Mais j’ai aussi d’autres objets un peu insolites qui m’accompagnent sur scène (rire…), une petite tête de cerf et  il y a aussi Robert, un renard en fourrure que je mettais sur mon piano que tu verras dans le clip ! Ces trois objets sont toujours avec moi sur scène. Mais sinon, tout va bien, je vois le psy (rire… !)

En fait vous êtes six sur scène et pas trois (rire…)

C’est ça !

Merci Livia pour ta bonne humeur communicative. Nous en savons plus sur LIVIA. J’ai vraiment adoré découvrir cet Ep. Il y a de la fraîcheur, de l’émotion, du sens et de l’humour. Je te souhaite de l’exprimer le plus possible sur scène. On se voit le 30 novembre aux Trois Baudets à Paris. Très bonne journée.

Merci à toi et à Mamusicale pour ce moment de partage.

Retrouvez toute son actualité sur livia.fr

// interview par : Yann Chesneau

Chef de publication & chroniqueur Albums / Interviews / Live report

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