Mamusicale

//INTERVIEW : VOUS REPRENDREZ BIEN DE LA SANGRIA GRATUITE !

Chanson française, Interview Artistes | 13 octobre 2016

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Bonjour à tous les trois,

Salut

Votre venue sur Paris à La Boule Noire est l’occasion pour Mamusicale de mieux comprendre qui se cache derrière ce formidable projet qu’est SANGRIA GRATUITE.

9 albums, 120 000 disques vendus, plus de 1000 concerts à votre actif, 23 000 fans sur Facebook, 3 millions de vues sur YouTube et ça fait 18 ans que ça dure. Quel est votre secret ?

Laurent : je pense que le fait que nous ne soyons que trois, joue beaucoup concernant la longévité. Plus on multiplie le nombre de musiciens plus ça multiplie le nombre d’embrouilles etc…. Nous sommes restés tous très motivés pour faire de nouveaux albums.

Pourquoi avoir voulu être identifié comme un  groupe festif et populaire ?

Pascal : Au début, notre désir à tous les trois c’était de faire de la musique festive, d’amuser les gens de toute génération. Il y a 18 ans, nous nous sommes rencontrés parce que David et Laurent avaient commencé de faire de la musique ensemble. Moi, j’ai passé une audition avec eux. On s’est rendu compte vraiment, que nous avions ce désir commun de faire une musique festive.

Laurent : autour de chez nous, dans le sud-ouest, il y a beaucoup de fêtes de village. Au début, l’envie était de jouer dans tous ces villages et rien d’autre. Nous n’avons pas intellectualisé le nom du groupe car on ne voyait pas plus loin. Le premier Cd a très bien marché dans le coin. De ce fait, il a fallu que l’on se dise que ça valait peut-être le coup d’être un peu plus sérieux et de voir un peu plus large. 

Vous avez eu le temps d’acquérir de l’expérience scénique, humaine. Qu’est-ce qui vous plait le plus ?

Laurent : les rencontres, c’est certain ! On a cherché à les multiplier puisque nous sommes allés jouer en Nouvelle Calédonie, à Cuba. Chaque fois que l’on a eu l’occasion d’aller un peu plus loin, nous avons vu d’autres gens. Nous avons découvert d’autres univers et essayé d’enrichir la vie du groupe.

 _dsc5349Vous sentez-vous davantage français ou espagnols dans vos textes ?

Pascal : tu sais, on est plus près de l’Espagne que de la France (rire…)

Laurent : on a plus de titres de chansons en espagnol mais souvent les couplets sont en français et les refrains en espagnol.

David : Nous sommes inspirés par l’Espagne qui est à côté de chez nous et on a de la famille espagnole aussi.

Vous y allez souvent en Espagne ?

Pascal : et bien… oui, pour acheter des clopes et du Ricard (rire…)

Laurent : Nous avons fait un concert à Barcelone en juin mais il faut les connections et nous n’avons pas le temps de tout faire. Comme on gère tout, on doit faire de la musique, se chercher les concerts en France, ce n’est pas facile et on a peu de temps pour faire des démarches en Espagne.   

« Un Eldorado » votre 9 ème album, alors c’est quoi l’eldorado de Sangria Gratuite ?

Pascal : l’Eldorado de Sangria Gratuite c’est continuer encore pendant 20 ans. Continuer de faire ce que l’on fait, amuser des foules, rassembler 5 générations sans qu’elles se marchent sur les pieds. 

Côté organisation, vous êtes indépendants. C’est fait maison. Est-ce que c’est une volonté de garder une totale indépendance sur vos choix artistiques, compositions etc.. et d’être libre ? Pas de structures comme des labels, tourneurs.

Laurent : on a toujours eu des structures professionnelles pour la distribution même si c’est nous qui produisons. Nous n’avons jamais eu de proposition de gros labels. A priori, maintenant que nous gérons tout nous-même, on aurait quand même du mal à laisser les choses à quelqu’un d’autre.

Pascal : nous sommes issus d’un monde, dans notre coin de pays, de la balloche. On est un peu hors de tout un tas de circuits et les gens ont du mal à nous cadrer. Nous sommes à la fois hyper structurés et à la fois on leur échappe complètement.   

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Avez-vous déjà pris des sujets de sociétés qui vous touchaient ou vous énervaient, en les exprimant dans vos chansons ?

Laurent : pas de façon frontale mais oui on l’a fait ! Toujours avec des petites touches d’humour. Dans « La reine des connes », on égratigne  un peu la télé réalité.

Pascal : Il est toujours plus facile de regarder la société avec un peu d’humour que de l’attaquer de façon frontale. On n’a jamais voulu que le groupe soit engagé. La seule chose dans laquelle nous sommes engagés, c’est d’être des amuseurs publics. C’est-à-dire donner aux gens un moment de rêve, et penser à autre chose.

SI VOUS POUVIEZ CHOISIR DE COLLABORER AVEC UNE STAR INTERNATIONALE… QUI CE SERAIT ?

Pascal : Bob Marley et Bon Scott mais là c’est trop tard (rire…)

D’un point de vue collégial, je pense que ça serait Manu Chao car il est assez proche de nous.

David : mais ça peut aussi être un univers éloigné de nous. Ça peut être très intéressant….

Pascal : si STROMAE nous appelle, on y va de suite (rire…)

Paris, ce soir vous appartient ! Un passage presque obligé pour les artistes ?

Laurent : en France, oui ! Le métier de la musique se passe à Paris, je pense.

David : on peut faire de la musique partout en France  mais le métier de la musique se passe à Paris.

Pascal : en même temps, nous, ça fait 18 ans que l’on fait ça et sans pour autant passer souvent par Paris. Pour passer un cap, je pense que l’on est obligé de passer par la capitale.

David : il y a une concentration de monde du métier de la musique qui est beaucoup plus importante à Paris qu’en province.  

En quoi le dernier album de Sangria Gratuite est différent des autres ?

Laurent : au niveau du son, on a travaillé avec un réalisateur qui s’appelle Guillaume Thévenin avec qui on a fait un cahier des charges. Pour nous, c’est la première fois que l’on faisait ça. Avant, on faisait ça à l’arrache et au feeling. On a essayé de faire évoluer un peu cet univers sonore pour avoir quelque chose de plus abouti.

Pascal : on a développé les chansons avec lui comme les arrangements.

David : l’écriture, c’est nous trois. Et l’expérience a été bonne ! On ne refera pas les erreurs du passé (rire…)

Merci à tous les trois d’avoir accordé ce moment d’échange à Mamusicale. Longue vie à SANGRIA GRATUITE !!!

Merci à toi.

Retrouvez toute leur actualité sur sangriagratuite.com

// Interview par : Yann Chesneau

Chef de publication & chroniqueur Albums / Interviews / Live report

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