Mamusicale

//CLEMENTINE : UNE ARTISTE À LA JOIE DE VIVRE DEBORDANTE

Chanson française, Interview Artistes | 10 décembre 2016

C’est à l’occasion de la sortie de son EP en mai dernier et de son clip en septembre que j’ai rencontré Clémentine Amado. La jeune artiste se dévoile pour Mamusicale. 

Bonjour Clémentine

Bonjour Mamusicale

Peux-tu nous parler de ton parcours musical jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai fait du violon à l’âge de 7 ans mais j’ai très vite arrêté. J’ai essayé ensuite le piano mais j’ai aussi très vite arrêté. J’ai toujours aimé la musique mais je ne suis jamais arrivée à me poser sur un instrument et à apprendre le solfège. J’ai ensuite commencé des cours de chant vers 11 ans chez un professeur de quartier mais au bout de 3 ans ma mère a senti que je ne progressais pas et je suis allée chez Jasmine Roy à l’âge de 14 ans. C’est elle qui m’a tout appris. Je suis restée chez elle environ 10 ans. Depuis 3 ans je me suis mise à la guitare car j’avais réellement envie de m’accompagner sur mes chansons.

Tu as fait le pôle Variété à Levallois pendant 2 ans, que t’a apporté cette expérience ?

Je suis rentrée au pôle Variété à 22 ans où je suis restée 2 ans et pour moi ça a été la voie de la professionnalisation. J’y ai appris la scène, et ça m’a permis de me valoriser et d’avoir confiance en moi. Ça m’a aussi apporté des copains de classe car avant j’étais toute seule en cours de chant. Ça m’a permis de bosser les harmonies, les cœurs, et de vivre avec d’autres artistes en herbe et ce n’est pas facile tous les jours car chacun a ses humeurs. J’ai surtout appris la scène car au début c’était une souffrance terrible pour moi, je ne savais pas trop quoi faire de mon corps, et de ce côté-là je dois tout à Nicolas Pelacy. Maintenant la scène c’est ma 2ème maison, j’adore être sur scène, aller chercher les gens, les faire participer, ça ne me fait plus peur.

Ton EP est sorti en mai, comment se sont passées les compositions ? Avec qui as-tu enregistré cet EP ?

J’ai travaillé avec Adel Belhaddad que j’ai rencontré à un cours de guitare il y a 3 ans. Je lui ai dit à l’époque, au fait j’écris des chansons et tu joues bien de la guitare, tu ne voudrais pas m’aider, et il m’a dit oui. On a commencé à travailler ensemble. Il a composé totalement « ceux qui ont dit non », il a co-composé « le printemps » et « je reviendrais ». En fait, j’arrive avec 3 accords et Adel enrichie et structure la chanson. Et pour les chansons « avant » et « vivons heureux » c’est moi pour les paroles et la musique.

Pour l’EP, j’ai travaillé avec Cyril Taieb qui a réalisé et qui a fait toutes les parties piano et orgue, Jean-François Prigent qui a fait la guitare et la basse, et Octave Ducasse à la batterie. Au son j’ai eu Laurent Binder qui est un ingénieur du son merveilleux, aussi gentil que talentueux.

Et peux-tu nous parler du clip ?

Je voulais faire un clip car pour moi aujourd’hui la vidéo c’est capital. Les gens à l’heure actuelle sont gavés d’images et si tu ne leur en donnes pas c’est très compliqué. J’avais déjà mon univers assez fleuri, je suis une vraie fille, j’aime les nœuds, j’aime les étoiles, je suis très féérique. Par contre les ombres projetées c’est une idée de Haroun Saïfi, le réalisateur. J’avais envie de quelque chose de complètement différent, comme la photo de l’album d’ailleurs qui est à l’opposé de ce qui se fait en ce moment, il y a du pastel partout. Et sur la pochette de l’EP, ce sont de vraies fleurs, j’ai fait faire ça chez un fleuriste.

Quels sont les thèmes abordés dans tes chansons ?

J’aime beaucoup le bonheur et cet EP reflète complètement ça. Etant d’une nature plutôt positive, mes chansons sont pleines d’espoir. Il faut garder des paillettes dans la vie surtout en ce moment. Ça peut aussi être l’amour et le chemin de soi, comment croire en soi. J’ai composé récemment une chanson qui s’appelle « recommencer », on prend un coup sur la tête, ce n’est pas grave on repart. Et une autre qui s’appelle « des jours en fleurs » qui est aussi très positive. Tout ça vient de mon éducation. Si je tombais, ma mère me disait c’est pas grave, relèves-toi. Je n’ai jamais été couvée.

Quel est ton actualité à venir ?

J’ai un nouveau clip que j’ai tourné à Montréal en septembre avec mon grand frère qui vit là-bas, qui sortira je pense au printemps car la chanson s’appelle « le printemps », c’est super original (rires). Il y a aura des concerts bien sûr mais je n’ai pas encore de date pour l’instant. Sinon je continue à composer, mais pour l’instant je m’occupe de trouver des salles car je veux qu’on m’entende et je veux faire découvrir mes chansons.

Tu as chanté une chanson pour le dessin animé « Les Légendes de Tatonka », comment as-tu vécu cette expérience ?

J’ai beaucoup aimé l’expérience et j’ai eu beaucoup de retours positifs. C’est très porteur car ça touche aussi bien les enfants que les parents, et des personnes âgées dont les petits-enfants regardaient le dessin animé m’ont écrit pour me féliciter. Finalement ça m’a apporté beaucoup d’amour et c’était mon 1er job de chanteuse. Et je suis très fière de ce vrai 1er job.

Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

Bizarrement des artistes que ne me ressemblent pas. J’adore Beyoncé, je trouve que c’est une guerrière. Sur scène en tout cas elle est insubmersible et rien ne pourra la faire tomber. J’adore aussi ce côté femme d’affaires chez elle. J’aime beaucoup Adèle, c’est une chanteuse merveilleuse. Dans un autre style, Céline Dion est une vraie bête de scène et une superbe chanteuse. Ce qui m’inspire surtout ce sont les performeuses, que ce soit sur scène ou dans la vie.

Quelle est ta chanson fétiche ?

Je dirais « Alléluia » de Léonard Cohen. Et en français je dirais « La Javanaise » de Serge Gainsbourg.

Quelles sont les 3 chansons que tu écoutes en boucle en ce moment ?

« I’ve got the music in me” de The kiki Dee Band. « Can’t stop the feeling » de Justin Timberlake par son côté hyper positif, et « le pouvoir des fleurs » de Laurent Voulzy. J’adore cet album.

Quel est ton meilleur souvenir à l’heure actuelle ?

Quand j’ai chanté ma chanson aux rencontres d’Astaffort. Michel Jonasz était le parrain cette année-là. Je n’avais pas été spécialement considérée pendant le stage et le jour du show Michel Jonasz était là car il jouait en 2ème partie, je suis arrivée sur scène, j’ai chanté ma chanson, il y a eu une fusion entre les gens et moi et j’ai eu une ovation à la fin alors que j’étais la 3ème ou la 4ème à passer, et ça ne s’était pas encore produit. Pour la première fois de ma vie je ne voulais pas sortir de scène. Après le spectacle, Michel Jonasz est venu me voir et il m’a dit « bravo ma petite fille, tu t’es bien débrouillée ». C’est mon plus beau souvenir, car je n’étais pas en vue, je n’étais pas en vogue, et même les gens du stage m’ont dit « le spectacle a réellement commencé quand tu es rentrée sur scène ». Il s’est passé un truc magique ce soir-là que je n’ai pas retrouvé depuis.
Et pendant ces 10 jours j’ai eu la chance de partager la chambre avec Lisa LeBlanc, qui est une artiste très connue au Canada.

Quel aurait été ton métier si tu n’avais pas été dans la musique ?

Je pense que j’aurais travaillé à la télé car toute ma famille travaille à la télé, que ce soit en chargé de production, en réalisation, ou au son, ou même en radio. J’ai baigné dans cet univers depuis que je suis toute petite. En tout cas ce serait dans le monde des médias.

Merci beaucoup Clémentine de m’avoir accordé ce très beau moment de partage.

Merci beaucoup à toi et à Mamusicale, et je suis d’autant plus touchée que c’est ma 1ère interview écrite.

Retrouvez Clémentine sur : Facebook   Youtube  Itunes  Deezer

Crédit photo : Céline Nieszawer et Eva Léa Le Roux

// interview par : Isabelle Grand-Dufay

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